Roller coaster
Oui, je suis d’accord avec toi. La vie c’est
par moment comme un parcours de montagnes Russes. Il faut bien se tenir. Mettre
sa ceinture. Se cramponner. Ca monte. Ca descend. On a l’impression de perdre
le contrôle. En fait on l’a déjà perdu. Dès le début du parcours. Ce qui est
sûr c’est qu’on va toujours de l’avant. Ca peut reculer un peu, parfois, mais
ça repart. Il faut « juste » avoir le cœur bien accroché, dans ces
moments là. Dans ces moments là, justement, le cœur, il ne sait plus trop où il
en est. C’est un de ces moments de la vie là, les montagnes Russes. On n’a pas forcément demandé un ticket pour y
monter mais on se retrouve dedans, comme ça d’un coup. Je m’en souviens encore. On ne peut pas faire grand-chose contre la
vitesse, ni contre les montées, ni contre les descentes. On vit à un rythme
imposé. On se dit qu’on vit et que c’est déjà bien. On se dit qu’on ressent
quelque chose et que c’est déjà ça. Ce n’est pas agréable mais c’est là. Comme
un signe. On se demande ce qui nous a poussé là-dedans. On se demande pourquoi.
Mais peut-être qu’il n’y en a pas. De pourquoi. On se demande beaucoup de
choses. On sert les poings sans faire attention, et on lâche la barre. On finit
par ne plus croire en l’autre. En les autres. On doute. On ne fait plus
confiance. On ne fait même plus confiance à soi-même. On se dit qu’on a bien dû
faire quelque chose pour « mériter » ça. Le mot faute fait son
apparition. Mais il n’existe pas de parcours sans faute. Les fautes, elles nous
aident à avancer, finalement. Elles font partie de l’apprentissage, de la vie,
du parcours. Les montagnes russes aussi en font partie. On ne sait même plus
confiance. On ne sait plus trop. On ne s’aime même plus trop. On finit par
douter de soi. Impuissant sur ce chemin imposé. On aimerait se poser. Le bouton
pause a disparu. Il n’a jamais existé. Ce parcours on n’en veut pas. Mais il ne
faut pas s’en vouloir. Il faut s’accrocher à la barre et regarder un peu
autour. Car, sur le chemin il y a quand même des mains qui se tendent. C’est à
nous de choisir de les saisir. Il y a quand même des sourires à récolter sur ce
chemin sinueux. Et, il n’y a rien de mieux que de compter la vies en sourires plutôt qu’en larmes.
