Je t'ai l'encre!


mardi, 29 mars 2005

Le bruit et l' "oder"...

Bon, revenons-en à nos histoires de petites différences qu'il y a entre le français (le langage) de France et le français de Suisse (de Suisse Romande...).
Nous avions commencé par des histoire de dîner (cf.: "le con du dîner"), arrêtons nous maintenant quelques instants sur le très célèbre "ou bien?".

Ça n'a échappé à personne, certains s'en servent même d'accroche publicitaire ("c'est l'estomac, ou bien?"), pour d'autres c'est un signe particulier qui permet de reconnaître l'origine de son interlocuteur, le Suisse utilise beaucoup la locution "ou bien?" en fin de phrase.

Ce matin chez mon garagiste: "C'est votre voiture, ou bien ?"

Au supermarché: "je vous mets un cornet, ou bien?" (Cornet= sac en papier)

A bureau: "tu viens dîner, ou bien?" (si vous vous demandez pourquoi je dîne au bureau, voir "le con du dîner")

etc, etc, etc.

Et après tout, pourquoi pas? C'est peut être d'ailleurs plus élégant que le fameux "Hein?", n'est-ce-pas?

Ce qui en a frappé sans doute plus d'un, gené d'autres et fait rire les idiots qui ne savent plus de quoi rire, c'est sans doute la fréquence d'utilisation de cette tournure.

C'est vrai, il y en a certains qui l'utilisent à chaque fin de phrase. Un peu comme les "jeun's" qui utilisent des "quoi!" (D’ailleurs faudrait écrire "QUOI!!!", parce qu'il y en a qui le beuglent leur "QUOI!!", quoi!) à tout bout de champs.
Mais ça c'est une autre histoire...

En tout cas, le "ou bien?", tel qu'il est placé et dit, agresse moins l'oreille que le "QUOI!!!".

Non moi ce qui m'interpelle quelque part, c'est que cette mimique se répète en Suisse au-delà de la barrière linguistique et parfois culturelle (la Rösti graben) entre Suisse Romande et Suisse Alémanique.

C'est marrant! Les Suisses alémaniques utilisent "oder?"(oder = ou) en lieu et place du "ou bien?".

Après quelque temps en Suisse et lorsque l'on navigue des 2 côtés de la Sarine (rivière prise pour représentation physique de la "Rösti graben"), on s'en rend vite compte.

Par exemple, ce matin au bureau : "bist du der Verantwortlicher für dieses Projekt, oder?" ( et moi: "euh... do you speak french or english?...").

Et depuis que j'ai découvert que ce "tic de langage" traversait les langues, les cultures et les affinités de la Confédération, je n'arrête pas de me demander comment cela est arrivé, par quel processus cela s'est il répandu, et ou cela a commencé (la poule ou l'oeuf?).

Je trouve cela intéressant aussi bien d'un point de vue sociologique que linguistique.

jeudi, 24 mars 2005

Cortège de crécelles

Cela provient de l'une des plus riches traditions valaisannes ( = du Valais - en Suisse) :

A la veille de Pâques, les ruelles grimentzardes (de Grimentz - village du Valais) s'animent au son des crécelles et des tics-tacs. Les enfants défilent dans le village en faisant résonner leurs instruments pour remplacer les cloches parties à Rome. Les 'Rouchellas" ressortent des greniers...

Cortèges prévus : le Vendredi Saint à 12 h et 15 h, le Samedi Saint à 12 h et 18 h

Il y a sans doute de quoi s'en prendre plein les oreilles...

Joyeuses Pâques!

vendredi, 11 mars 2005

De quoi en faire un fromage...

Ce matin en écoutant une radio Suisse dans ma voiture, j'ai appris plein de choses...
J'ai notamment entendu dire qu'il y a des Suisses qui se présentent à l'émission "La nouvelle star" sur M6.
Je ne connais pas trop cette émission, mais ça à l'air très divertissant...
Tenez par exemple, l'animateur vedette de cette émission a dit à l'un des candidats Helvètes :

"Tu viens de Gruyère? Mais tu n'es pas fromageur."

Ne voulait il pas dire fromager?

Et après ça, qu'on essaye de nous faire croire que cette éminente personnalité du monde audiovisuel qui a récemment sorti un livre, en est lui même l'écriveur...

Bon je file moi, c'est vendredi, il faut que j'aille chez le poissonneur (ben quoi? le marchand de poisson quoi! Gainsbourg en a même fait une chanson : "J'suis le poissonneur des Lilas...")

mercredi, 9 mars 2005

C'est vache!

Les vaches fribourgeoises ne fouleront jamais le pavé de Paris.
Comme c'est triste!
C'est ce que j'ai lu ce matin dans "La Liberté", le quotidien fribourgeois.

Lancé il y a une année, le projet de poya (disons : un défilé d'une quarantaine de vaches et de presque autant de personnes les accompagnants (on dit : armaillis)) dans le cadre du Salon international de l'agriculture de Paris est desormais définitivement enterré.
Ce projet était pourtant appuyé par la mairie de Paris et par les organisateurs dudit salon. La Préfecture a quant à elle tout simplement refusé.
Les fribourgeois sont décus.... et moi je vais arrêter de crier partout que je viens de la région parisienne...
Espèrons que les prochaines idées de promotion du terroir fribourgeois sur le pavé parisien seront bien accueillies.
Moi je propose une fondue au vacherin fribourgeois géante, sur le champ de Mars...

mardi, 8 mars 2005

Le con du dîner...

C'est marrant ces petites différences qu'il y a entre le français (le langage) de France et le français de Suisse (de Suisse Romande, pardon... toutes mes excuses pour avoir oublié la Röstigraben...).
Prenez hier par exemple, la petite aventure d'un petit Fransouze fraîchement arrivé de Paris il y a quelques mois.
Après qu'il se soit présenté (c'était en cours d'allemand - je sais, personne n'est parfait, mais on se cache pour pleurer), une petite jeunette qui connaît l'entreprise dans laquelle il travaille lui demande:

"T'as d'jà été à un souper d'boîte?"

Et là, vlan! je ne vous dis pas la tête du parigot (parigot, tête veau...), genre étonné, limite celle de la poule qui voit le premier oeuf sortir de son..., à base de "keskelmerakontecelela?"...

Très polie (toujours - et ça c'est plutôt bien, prenez-en de la graine les Frenchies, moi compris), la jeune confédérée répète:

"As tu déjà participé à un souper de boîte, ou bien?"

Bon, la poule n'en revenant toujours pas de son oeuf, un camarade de pénitence (pénitence = cours d'allemand) et moi-même décidons d'intervenir pour assurer une traduction simultanée:

"As tu déjà participé à un dîner d'entreprise?"

Soudainement, la poule reprend ses esprits (un peu comme si elle était prête pour un deuxième oeuf...), le jeune Lutécien se remet dans les starting-blocks et la conversation suit son cours...

Mais, à présent, arrêtons nous donc un court instant sur cet évènement capital dans la vie du gaulois chez les Helvètes.
Car voyez-vous, il existe quelques petites différences, subtilités entre le français de France et celui de Suisse Romande qui peuvent vous mettre dans des situations parfois cocasses, si vous ne le savez pas.
Mais rassurons de suite notre jeune Gaulois, ça nous arrive à tous, mon pote! No problemo, tu vas t'habituer.
Je me souviens de ma tête il y a trois ans quand pour la première fois la caissière d'un supermarché m'a proposé un cornet...
Bon, revenons-en à notre exemple du jour.
Dans ce cas concret, le problème ne fut pas que l'innocente utilisât le mot "boîte" pour désigner l'entreprise du novice. Ça, il aurait du comprendre...
D'accord, elle parlait vite et avec un léger accent.
Tiens d'ailleurs c'était la Suissesse qui parlait vite et le Parisien qui avait la comprenette difficile et qui s'expliquait plutôt lentement.
Vlan ! voici un coup bas dans les tibias d'un vieux mythe débile et qui n'a pas lieu d'être, consistant à dire que tout Helvète qui se respecte parle lentement et va lentement. On en reparlera.

Non, ce qui a déstabilisé notre ami, c'est la différence qu'il y a dans la désignation des repas.

En France, on commence par le petit-déjeuner, puis il y a le déjeuner et enfin le dîner (entre 2 il y a éventuellement le goûter pour les enfants et les goinfres).

En Suisse, on commence par le déjeuner, puis c'est l'heure du dîner et enfin le souper (entre les 2 il peut aussi y avoir le goûter qu'on peut aussi appeler le "quatre heures")

Ça à l'air de rien comme ça, mais cette petite différence peut vous mettre dans des situations, je ne vous dis que ça...

Tiens, je me souviens encore de l'histoire d'un collègue n'ayant eu vent de cette subtile différence:
Vers 11h30, une sympathique Romande passe la tête dans son bureau et lui propose d'aller diner (sous entendu : aller déjeuner à la cantine - à 11h30, et oui!).
Le v'la t'y pas qui devient tout rouge, genre le troisième feu stop de la nouvelle Audi A3:
"Euh, c'est à dire que bon, euh.... je suis marié, tout ça... et que euh bon généralement mes dîners je les passe en famille tout ça...".
Et voilà, une sympathique collègue qui voulait juste faciliter l'intégration du brave homme dans l'équipe et lui proposer d'aller à la cantine avec eux, vexée à jamais parce qu'il a pensé l'espace d'une seconde qu'elle aurait osé lui proposer un souper en tête-à-tête... Tout faux!
No comment.

Dans le même genre, je vous passe l'imbroglio que j'ai crée la première fois que je suis allé chercher ma fille vers 17h30 à la crèche quand la nurse m'annonce que ma fille a plutôt bien diné....

Un autre jour, nous traiterons du cas "fourre" qui lui aussi gagne à être conté.

jeudi, 3 mars 2005

Full Duplex

Lancée par le Canard, la mode du duplex bat son plein...
On nous mène même en bateau, comme l'ont remarqué les correcteurs du monde.

Comme ils disent : "Faire un discours sur le pont d'un navire baptisé Dupleix, par les temps qui courent...", c'est pas malin...

mardi, 1 mars 2005

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Hein? (I)

Espace vierge, aucune note, aucun commentaire.
Même pas encore eu le temps de suggerer quelques liens utiles, intéressants, amusants, énervants...
Mais, ca y est, c'est parti!
Juste une envie de vous inviter, à voir les choses sous un regard humain, au bon sens du terme.
(Ah bon, il y a un mauvais sens?)
Juste une envie de rentranscrire quelques réactions et autres idées du moment, parfois guidées par l'actualité, parfois en décalé, parfois déclenchées par un expérience, un évenement de la vie de tous les jours, au travail...
Pourquoi "sous un regard humain" ?
Tout simplement parceque ce sont les hommes qui font les systèmes, les états, les entreprises, les dégâts...
Parceque les facteurs humains sont primordiaux.
Parceque les organisations (au sens très large du terme) ont leur propre personnalité.
A suivre...