Je t'ai l'encre!


lundi, 28 novembre 2005

Relâche

Besoin d’air, de « bons airs ».
D’été en hiver.
Juste nous, loin.

Soyez sages, et si vous êtes Parisiennes ou Parisiens, laissez-vous donc tenter par « On….Off ».

A bientôt.

vendredi, 25 novembre 2005

[Le mâle et Ph&] : Ça tourne autour de ça

Ça tourne autour de ça

En train de rêver



C’est dans un train que je t’ai rêvée la première
C’est à grande vitesse que j’ai imaginé ton allure princière
Et sans arrêt je me suis dit que tu aurais de la classe
Le chemin à faire s’appelle le temps qui passe

Je n’étais qu’un enfant en train de rêvasser
Je prenais l’élan de ma vie sans en avoir assez
Je rêvais déjà de toi sans vraiment savoir qui
Dans un train en mouvement, le va-et-vient de la vie

C’est dans un train que mon cœur a vacillé
Bercé par la cadence, enfant ensommeillé
La voie était libre pour mes songes les plus fous
J’ai fait tout le voyage assis sur tes genoux

En chemin je t’ai vu, nos rêves se sont croisés
En guise de signal, ma larme pourra ta glace briser
Je me suis penché à ta fenêtre et tu étais envie
J’ai réservé ta place sur la route de nos vies

J’ai rêvé dans un train à côté d’une inconnue
J’avais chaud dans mon cœur alors qu’il avait plu
J’ai songé à t’appeler comme on crie le bonheur
Mais en réalité, tout juste doux rêveur


Photos : Sophie g. / Texte : Roger - tous droits réservés
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Un grand merci à Sofi pour m'avoir permis de mettre des mots sur ses photos.
J'aime beaucoup ses travaux qui sont de vrais appels à notre imagination.

Sofi : Son travail / son blog

mardi, 22 novembre 2005

Fort rêveur pour toujours

Mais qui es tu toi qui mens, traînes dans cette vie
Mais que veux tu toi qui mens, saignes mes oublis
N’es tu qu’un digne conquérant de mes absences
Quand je mens, gorge nouée par l’écho de leur silence

Quand je mens, fuis tous ces moments, ces vérités

Jugement sévère, sûrement amer et répété
Je me rends, saigne sur les traces de mon passé
Composé de force et de rêves, assez

Les faits blessent parfois pour toujours

Fort rêveur écorché par la lumière du jour
Toujours à corps ouvert, comme un accord perdu
Le jour regard sévère, le soir sourire convenu

Tant d’années d’études de l’être

Pour toujours revoir apparaître
Ces faux rêveurs au vrai sang blanc
Ces vraies pleurs, ces mauvais plans

Tant d’années de rêves, d’étranges batailles

Tant damné par ses revers sans vraie médaille
Toujours mot dire aux mauvaises heures
Et tout s’avouer pour rester fort rêveur

samedi, 19 novembre 2005

On --------- Off

ON : 28 novembre - OFF : 23 décembre 2005


Le petit châtelet - 9, rue Saint Denis - Paris -Métro Châtelet

delphinE est

Vincent par ici

mardi, 15 novembre 2005

Mes âges codés

Tableau noir et vie rose
T’as beau dire pouvoir faire une pause
Table à part et vie dense
Ne compte pas sur la chance

On ne bat pas la mesure, il n’existe pas de dose
La vie s’apprend à grands coups de petites choses
T’as beau dire que tu le sais
La vie est ta période d’essai

Tu vois l’âge avancer
Car les masques sont tombés
De vie sage en vie dure
Tu ne perds pas la face, tu préfères rester sûr

S
ur le tableau noir des années qui défilent
A la craie ou à l’encre invisible, l’âge est indélébile
Que l’on fasse tomber le voile ou que l’on reste abrité
Face à face, le miroir ne fait que refléter

Tableau réfléchissant pour mieux te faire penser
Si la vie était une course toi tu voudrais foncer
Couleur sombre, colère noire, et tes cris à la craie
Comme un code de la vie en guise d’ultime secret

Sur le tableau noir faire la somme de l’ardoise à payer
D’un petit peu d’insouciance et beaucoup de temps passé
L’art de vivre est une technique qui s’apprend à jamais
Mais l’art doit être un bonheur et non pas l’opposé

dimanche, 13 novembre 2005

Homme - mission

Erreur, horreur, horaire
A toute heure, à tout heurt, atout air
L’air de rien, rien à faire, faire le bien
Rien que le bien, mieux que rien

Méprise, mes prises, ces faux remèdes
Expédier les expédients, aucune aide
Faute, mauvaise passe, perd et manque
Faute de mieux, lettre en manque

Omission, démission, la faiblesse
Déficit, carence ou simplement paresse
Le manque ment et s’applique en trompe-l’œil

Le regard noir, le rappel couleur deuil

jeudi, 10 novembre 2005

Pause


Ne bougez pas, je reviens de suite.
Voilà, voilà...

mercredi, 9 novembre 2005

Il se découvre

J'aime beaucoup les photos que Pierre nous invite à admirer chaque jour sur Hotpixel.
J'ai énormément apprécié notre collaboration dans "Je serai là demain".

Et, je me régale en en découvrant un peu plus sur lui dans le portrait que lui fait Profil (partie 1, partie 2, et à suivre...). Je vous invite à aller y jeter un coup d'oeil.

lundi, 7 novembre 2005

D'ici, danse

Je ne veux pas être le sujet d’un roi
Que l’on m’impose un thème, ou encore une figure
Je ne veux pas marcher droit
Sur les lignes, sans rature

Je ne veux pas suivre des codes, des modes et des modèles
Je veux vivre de mes propres mots et les prendre tels qu’ils viennent
Avec ou sans nom propre, avec ou sans rappel
Loin des préoccupations somme toute théoriciennes

Je veux danser d’ici, avec mes maux, mes peurs et mes joies
Je veux laisser couler mes émotions à l’encre de mes pensées
Je veux laisser mes rêves guider mes mots à chaque fois
Je ne pense pas aux normes mais à vivre mes idées

D’ici je danse les mots qui embrasent ma raison
Je danse au-delà des grands principes et des sérieux édits
Sans tenue réglementaire, sans suivre les saisons
Je danse toute une vie d’insomnie et toute une nuit d’écrits

mardi, 1 novembre 2005

A l’eau oui !

(Distraction ou comment suivre la vague mercantile et fléchir sous la masse d’information répétée jusqu’à épuisement du stock et entendue jusqu’à l’écoeurement)

Allez voir ailleurs si j’ai fui !
Laissez moi en faire ce que je veux de tous ces souvenirs inanimés.
Et si vous broyez du noir, vous n’écraserez certainement pas mes mots.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Alors, mes mots, je les retrouverai, je les sculpterai, je les transformerai et je les recréerai.
Vos idées de mort m’enseignent la re-création.
Je ne cauchemarde pas. Je rêve.
Je rêve une nouvelle fois.
Que vos projets tombent à l’eau. Oui.
Voilà de quoi je rêve.
Vous ne m’aurez pas comme ça. Je ne vous fuis pas. Je vous redoute un peu. Mais je n’ai pas vraiment peur.
Vous faites partie de la vie. Vous y jouez en finale. Finalement.
Mais aucune de vos mains tendues aux portes de la camarde ne me séduit vraiment.
Je ne suis pas camarade. Je suis simplement.
Alors laissez moi être. Je vous crie cette lettre.
Je suis.
Je suis celui qui vous regarde sans reproche.
Vous êtes là ? Faisons donc avec vous.
Faisons avec vous ce qu’on ne fait pas avec les autres.
Repoussons les limites de votre outre-tombe.
Et même si j’exagère, l’outrance est parfois la raison de ceux qui auraient pu mourir de votre peur.
Je me réfugierai au centre du bonheur comme si, en son sein, assassins, vous ne me faucherez pas.
Vous vivez au passé pour piéger mon futur.
Je trouve ça bien futile de dépenser tant d’effort pour m’attirer vers vous. Mais je n’en ai que faire de votre gravité.
Il faudrait vous prendre au sérieux ? Certes. Mais moi je vous parle juste de laisser le moment venir et faire l’économie de tous ces rappels inutiles.
De toute façon je suis vacciné. L’amour de la vie et toute une vie d’amour sont mes meilleurs amis, mes antidotes.
Puis-je me permettre de vous traiter d’idiotes ?
Vous fauchez des blés qui n’existent pas. Je ne les ai pas semés.
Et, je ne vous fuis pas. Je ne veux pas vous semer. Je ne me mets pas à courir mais plutôt à couvrir mes secrets, mes joies et mes moments simples.
Je ne vous fuis pas. Je vous défie. Vous n’êtes pas quiconque. Vous seriez à prendre au sérieux. Ça tombe bien, moi aussi !
Allez donc voir ailleurs si j’ai fui.
Je ne suis qu’un rêveur. Qui rêve en permanence d’une vie douce, sereine et pleine de bonheur.
Ne vous avisez donc pas de venir de bonne heure.
Je vous attendrai sur le pas de ma porte, le bonheur dans une main et l’amour dans une autre.
Je ne suis qu’un rêveur.
Je rêve en permanence que vos projets tombent à l’eau. Oui.

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