Je t'ai l'encre!


mardi, 28 mars 2006

A la seconde où je l'ai vue

Je voudrais attraper un bout de temps pour pouvoir tant donner. Pour figer les secondes qui nous séparent. Pour arrêter les heurts. Les combats de dernière minute. Les débuts de ta faim.
Cela fait un moment que le temps danse autour de nous. Comme pour nous dire que son importance est relative. Comme pour nous dire que ce qui compte c’est d’être à l’heure pour les départs. Nous y arriverons. Nous y sommes arrivés. Déjà.
Drôle de période. Drôle de périple.
La vie, en fait.
La vie en fête. A chaque seconde de chaque minute de chaque heure. Chaque jour. Tout le temps. Même la nuit. La vie en fête.

Je voudrais capturer le temps comme on photographie un instant rare. Comme on s’assoit seul pour regarder l’album d’une vie peuplée d’instantanés. De tous ces moments uniques qui l’ont construite. Jusqu’ici.
Trouver cela bien. Être sûr. Sûr de soi. Être soi. Être. Vivre.
Vivre, en fait.
Et puis se dire que… Non rien.
En fait, si. Que cette vie est belle.
Elle est belle parce qu’il y a tout ça.
Toi, moi, nous. Nous tous.

Je voudrais arrêter le temps. L’espace d’un instant. Pour crier que la vie est belle.
Parce qu’il y a tout ça. Toi, moi nous.
Parce qu’il y a ces moments difficiles dont on ressort plus fort. Ces moments qui nous apprennent la rage de vivre. Ces moments qui nous font aimer le plus petit instant de bonheur et nous en saisir comme d’un objet rare. Ces moments pendant lesquels on apprend à manœuvrer la vie dans sa plus petite étroitesse. Sur des chemins si tortueux qui nous font cambrer le corps tout entier. Là où tout compte et ou l’on ne compte que sur soi.
Et puis il y a ces moments doux. Sourire aux lèvres. Ces moments doux dont on ressort sûr. Sûr de soi. Sûr d’avoir du bonheur pour ses souvenirs. Ces moments ou la pluie ne nous atteint pas. Ces moments ou la chaleur de nos cœurs réchauffe la plus froide des brises glacées. Ces moments où il y a toujours une main pour se poser dans la mienne.
Il y a tout ça. Toute cette composition. La vie est un bouquet d’instants. De moments forts. De moments faibles. De nostalgie et de bonheur. La vie est le plus beau bouquet que l’on puisse offrir.

Je voudrais arracher le temps comme on déchire les pages d’une mauvaise histoire. L’espace d’un instant. Regarder dans le miroir et y voir la vie avec tous ses côtés, toutes ses facettes.
Et puis, l’effeuiller délicatement : Je t’aime, un peu, beaucoup, à la folie, je t’aime…
… la vie.

Parce qu’à la seconde où je l’ai vue, je l’ai aimée. La vie.

lundi, 27 mars 2006

Rembobine

Celui d'aujourd'hui a peur de demain.
Il sent bien qu'il a raté quelque chose. Un épisode.
En fait, il ne joue pas le bon rôle. C'est pire.
Il croit bien faire. Mais, il ne fait rien. Et rien de bien. Ou presque.
Il sent bien un léger décalage entre les actions et la doublure son, mais...
Gros problème de synchronisation. De postsynchronisation. Très gros problème.
Il ne propose pas de solution.
On dirait que ça ne le gêne pas. Il est peut-être sans gêne.
Il nous embombine. Peut-être.
Demain nous allons tout rembobiner. Jusqu'au début. Tout.

Il a peur de demain.

dimanche, 26 mars 2006

Traces de sens

Il parle pour ne rien dire. On ne lui répond rien. Enfin rien qui vaille.
Il cherche la direction. Désorienté. Le chemin pout retrouver ce qu’il n’avait pas voulu perdre.
Peut être que cela pourrait donner un sens à sa vie. Ou des sensations. Ou du sens et des émotions.
Il bouge. Il erre. Incohérence. Des propos sans à-propos. Des mouvements désynchronisés. Il dit qu’il sait où il va. Il est le seul. Va savoir. Il veut savoir.
Il s’isole en chemin. Agenouillé à des bars. Accoudé à des tombes.
Nous l’avons perdu de vue. Il ne voulait plus rien voir. Rien ni personne.
Les yeux fermés. Il s’imagine en chemin. Il revoit des visages et ressent des odeurs.
Quelques traces de sens. Donc.
Quelques mots. Quelques maux. Hémoglobine. Traces de sang. Goût amer.
Des coups de pieds dans un amas de feuilles. Automne. Odeur de la terre humide. Traces de sens. Il sent que ça vient. Il s’en rappelle un peu. Peu à peu. Pas à pas.
Il erre dans une ville. Il erre dans une vie. Difficile.
Il cherche à lui donner un sens. A se donner un sens. Tous les chemins lui font peur. Il tourne en rond. A l’infini.
Il cherche un passé pour construire un futur. Il voudrait se rappeler. Se rappeler de ce qu’il a vu. En détail. Des visages, le soleil aveuglant, la foule. Se rappeler de ce qu’il a touché. La pierre, la terre, le sable, l’écorce d’un arbre centenaire. Se rappeler de ce qu’il perçu. La douceur d’une peau fragile, la froideur d’une eau pure, la chaleur du vent, la chaleur des corps. Se rappeler des odeurs. De la terre humide encore, du feu, des parfums acides. Et puis les bruits. Ces bruits indéfinissables. Puis, ce silence qui venait remplacer leur absence. Se rappeler des goûts qu’il a perdus. Il n’a plus de goût. Pour rien. Il est dégoûté par tout. Partout.
Il est aveugle et sourd de son passé. Il ne lui reste que quelques traces de sens.
Il ne sait plus où il va. Il ne sait plus comment il va.

samedi, 25 mars 2006

Face tu perds

Il se hait au point de se taire quand il se pose des questions.
Il se terre parce qu’il se hait plus que tout.
Il donne tout et ne reçoit rien. Mais cela ne fait rien du tout car il se hait.
Il se dit qu’il ne mérite pas mieux. Voire pire.
Le pire serait qu’il soit obligé de se regarder en face.
C’est un drôle de personnage. Il joue le rôle qu’il s’est donné pour ne pas perdre la face.

jeudi, 23 mars 2006

Larmes de nuit

Et puis il y a eu comme un cri strident. Un cri qui vient de loin mais qui me semble si proche. Un cri. Un doute.
Trop loin, il ne vient pas d’ici.
Un cri strident. Un cri qui m’atteint en plein ventre. Qui me plie en deux.
J’ai la main qui tremble et l’autre qui se fige. Qui se glace.
Je ferme les yeux. Fort. Comme on sert ses poings.
Je veux m’endormir. Enfin.
Mais je ne dormirai pas. Je le sais. Il y a ce silence. Avant et après le cri. Ce silence qui m’empêche. Qui m’empêche de vivre. De dormir. De relâcher la pression à l’intérieur de mon corps.
Ce silence me maintient en éveil. Il me fait peur. Il est sournois, ce silence.
Il me rassure aussi. Pas de bruit, disons que tout va bien…
J’ai appris à marcher dans le noir. A ne pas me cogner dans les meubles. A ne pas glisser sur le tapis.
J’ai appris. J’apprends encore. J’apprends la vie. La mort aussi.
J’ai appris à reconnaître au loin, à détecter le maigre souffle des restes d’une respiration fatiguée.
Mais, il m’envoute ce silence. Je me suis habitué à lui. Alors j’ai peur. J’ai peur que cela arrive quand je ne m’y attendrai pas. Ou plus. J’ai peur que le prochain cri qui vienne briser mon silence soit d’ici. J’ai peur qu’il me prenne en traitre. Qu’il me surprenne. J’ai peur de ne pas être prêt. Je sais qu’il viendra. Je le prépare. Mais, j’ai peur. Je vois mon ventre s’ouvrir en deux sous le poids de ce cri.
Ca va arriver. Je le sais.
Le pire, c’est de ne pas savoir quand.
J’ai peur.
Je suis en éveil. Je guette le silence. Chacun de ses mouvements. Chacune de ses vagues. Je l’apprivoise.
Chaque seconde. Elles sont toutes différentes les secondes. Elles ont toutes leur histoire, leur souvenir qui voile mon regard comme un diaporama incontrôlable, en silence.
Peut-être que je dors finalement. Peut-être que je l’ai rêvé ce cri. Peut-être que c’est moi qui ai crié. Peut-être. Peut-être que c’est arrivé aussi. Peut-être.
Je me lève. Je tremble. Les cigarettes. Le whisky. Les études. Le café. Je me sens lourd. Plié en deux. Encore par ce cri. Cette fausse alerte. Peut-être.
Je traverse péniblement les pièces dans le noir. Sans bruit. Je ne me cogne pas. En revanche, il faudra que je réapprenne à ne pas glisser sur le tapis.
Je traverse lentement. J’arrive.
Les yeux fermés. Fort.
Et si en les ouvrant… Peut-être…
Plié en deux, ouvrir les yeux.



Elle est là. Forcément.
Forcément là. Par la force des choses.
Elle dort.
Comme un ange. Comme un ange qui s’est fait envahir par toute la dureté d’une vie. Par toutes les douleurs accumulées. Par toutes les blessures rouvertes en même temps. Comme si tout le bonheur, toutes les joies, toutes les réussites, tous les sourires avaient été écrits dans un autre langage, dans une autre mémoire.
Un ange de douleur. Le corps entièrement crispé. Replié sur lui-même. Puisant toutes les dernières formes d’énergie qui existent en lui.
Jamais je n’aurai pensé que la peau pouvait se rétracter si loin et se plisser autant. Comme des nœuds autour des os. Jamais je n’aurai pensé cela. Que la peau pouvait épouser d’aussi près les os. Comme s’il n’y avait plus rien d’autre entre eux.
Jamais je n’aurai pensé que des yeux pouvaient creuser autant autour de leur cavité. Comme s’ils cherchaient à s’évader de leur prison.
Jamais je n’aurai pensé tout cela.
Jamais je n’aurai imaginé qu’un corps puisse aller aussi loin avec lui-même.
Jamais.
Fermer les yeux. Fort.
Elle dort. Elle dort comme un ange. Un ange de dureté. Elle est belle. Elle a la beauté de toute une vie. Sa vie. Une vie de bonheur, de réussite, de joie, de sourires, de douleur, de malheur, de tristesse, de larmes, de soleil, de pluie, de froid, d’amour, de haine, de tout et de rien.
Une vie. Une vraie vie. Une vie construite à la force de soi-même.
Elle est belle avec toute cette vie là.
Elle ne verra jamais mes larmes de nuit.

De passage

Il pleut des larmes amères sur les cendres de ses souvenirs recomposés.
Il crache de l’acide parce qu’il n’a plus de force. A force.
On pourrait s’arrêter pour l’aider. Mais on passe sans s’arrêter.
Car il est, lui aussi, juste un passant qui passe.

Lui aussi.

mercredi, 22 mars 2006

Le boudoir de Lunaba


Confidence

Je me suis rêvé dans le boudoir de Lunaba
Suivre sa plume de mes dix doigts
Sculpter ses exquis écrits sucrés
Goûter la source de ses secrets


En tes reins neutres j’ai atterri
Guidé par un poème écrit d’Eva
Comme un chant, une hymne à la vie
Une preuve d’amour à chaque fois

Et nous voilà dans son boudoir
Notre amour couché sur son papier
Nos lignes de vie retracent l’histoire
Les sentiments demeurent entiers

Dans le boudoir de Lunaba
Il y a comme un parfum d’amour passion
La douce magie d’un bel endroit
Une terre d’accueil et d’émotion

lundi, 20 mars 2006

Évade-toi sur ton il

Tu peux voir tes rêves s’envoler en éclats
Il courra à travers les années pour recoller les morceaux d’un puzzle inconnu
Tu peux te dire que rien ne sera plus jamais comme avant, avec ça
Il te fera rêver les printemps et toutes ces saisons que tu aurais tant voulus

Tu peux te dire que la vie n’a plus beaucoup de sens
Il n’évitera pas la question, il y pense
Il te donnera beaucoup de lui et même ce qu’il n’a pas
Comme pour consoler l’inconsolable, pour vivre avec ce que l’on n’oublie pas

Quoiqu’il arrive il sera là
Il sera là pour toi
A chaque instant, chaque mauvais soir
Entre chaque seconde de désespoir
Il est là pour toi
Crois-le, laisse-le s’évader avec toi

L’évasion des sentiments est une dérive qui fait franchir des pas
Qui fait voyager tout ce que l’on abrite au fin-fond de nos histoires
Les histoires inachevées et les portes entre-ouvertes se referment avec toi
Évade-toi avec celui qui porte ton souvenir ancré dans sa mémoire

Il te tendra la main même quand tout ira bien
Il te réchauffera le cœur quand ton corps tremblera
Il marchera pour toi sur les plus durs chemins
Il marchera pour toi aussi loin que tu le voudras

Quoiqu’il arrive il sera là
Il sera là pour toi
A chaque instant, chaque mauvais soir
Entre chaque seconde de désespoir
Il est là pour toi
Crois-le, laisse-le s’évader avec toi

Il est peut-être ton frère, ton ami, ton amant, ton amour
Qu’importe, crois-le, il est ton île pour toujours

Crois-le…



Inspiré par Jelo
Inspired by Jelo

samedi, 18 mars 2006

Entre autres

Une fenêtre à travers un regard. Vers l’extérieur. Il fait froid.
Je voudrais briser cette glace. Tout ce froid qui nous envahi. Tout ce froid qui brise notre bonheur collectif.
Pas d’intérêt général.
En général, chacun pour soi. Chacun poursuit son propre chemin.
Fenêtre ouverte et cœur fermé. Il fait froid dans nos cœurs. Pour les autres.
Il n’y a plus de saison depuis bien longtemps. Le soleil ne réchauffe plus notre regard vers l’autre. On regarde l’autre comme un objet. Inanimé. On se moque. On s’en moque.
On oublie les noms. Les visages. Les histoires. Les situations. Les sourires. Les regards.
L’un hait l’autre et puis c’est tout. Chacun pour soi. Chacun ses goûts. Les miens si possible. Et puis c’est tout.
Porte refermée. Fenêtre aussi.
Briser la glace. On signale des larmes par ci par là. Mais chez les autres. Alors ça va.
Regard vers l’extérieur. A travers la fenêtre en attendant le printemps. Et s’il ne venait pas ?
Tous ces gens qui marchent dans leurs sens. En s’ignorant.
Je voudrais briser la glace à grands coups de hurlements d’amour.
Je voudrais que l’on sème ce que l’on ne récoltera pas.
Je voudrais que l’on s’aime pour ce que l’on est et pas pour ce que l’on a.
J’ai froid. Il fait froid. Il fait froid dans ce monde.
Il fait froid dans nos cœurs messieurs dames.
Et tout cela nous passe à travers.
A travers nous. Nos fenêtres. Nos portes. Nos petits « chez nous ». A travers nos consciences. A travers nos égos. A travers notre sang. Au-delà de nos sens.
Tout cela n’a pas de sens. Tout tourne de travers. Ou pas. Mais mal. Tout tourne mal.
Ca tourne mal pour aller droit dans le mur.

mardi, 14 mars 2006

Les liesses sont dangereuses

Elle me dit simule
Elle préfère à son gré nier
Notre amour se crée
Émoi, je crie du cœur
C’est une question d’aise à corps perdu
Nus des gars nient leur passion
Moi je dis là mes sentiments
Et toi dis la messe entière, mens nue
J’ouïs ce que je voulais de toutes faces, on y est
Celle qui de prêt m’a tué mes joies d’avance
Joue les justes ici et là
Une danse heureuse mais pas sans risque
Devant ma joie presque hausse le ton
C’était trop tôt mais pas trop mâle
Le feu mêle cent flammes en colère
C’était apprendre ou à l’essai
Finir par taire le chaos
Deux meurent sans voix sur le chemin de notre amour

lundi, 13 mars 2006

Des silences qui résonnent

De nos silences nous avons fait des mots plus forts pour affronter la vie
Nous gardons le silence pendant des jours pendant des nuits
Parce qu’il résonne comme un écho logique
A notre impuissance, à nos paniques
Le silence de la raison, la voix du cœur, la voie du corps
Les vies dansent à chaque saison à chaque peur du triste sort
Nous avons fait de nos silences les plus beaux de nos soirs
Nous avons fait de nos silences nos rêves et nos espoirs
Nos silences sont la musique de nos angoisses, de nos émois
La lumière de nos nuits, les vagues de nos exploits

Une vie longue et partagée...

Petit écho à "A la sueur de nos silences" de Sonia

dimanche, 12 mars 2006

Voyage à l'air retour

Je parle à elle
Nous roulons en ligne droite
Nous traversons le monde
Elle lit le journal
Par delà les courbes et les Chines
Regarder dessous son Japon
Je suis son héro de conduite
La suite en avant
Nous sommes voyage-joueurs
Un jour nés, l’autre morts à la zéro
Tant libres mais pas chauds mœurs
Sur les jolies routes, les pistes si classes
Pas sages et s’en va l’heure
Nous roulons sans art et jusqu’à ce que mot s’en suive
Tout droit j’axe, c’est l’air le rythme de nos vies
On part, choque les restants, les deux mourants
La marche, art hier, est lutte aujourd’hui
La consommation des sens est bien plus importante
Nous voyageons ensemble, âmes ou renaissants
Nous avons des buts jusqu’à la fin
Nous voyageons jusqu’à la chute, les pansements de « si nos vies »

vendredi, 10 mars 2006

Oui dire

Hier, je me suis marié.
Elle était là. Elle était belle. Magnifique.
Hier, je me suis marié avec elle. Avec son regard. Avec son regard au langage si doux.
Je me suis marié avec sa peau. Avec sa peau que l’on imagine comme une friandise, peu à peu, en fermant les yeux.
Je me suis marié avec ses doigts. Si fins. Si délicats.
Je me suis marié avec elle. Hier. Aujourd’hui. Demain.
Avec elle le temps n’existe plus.
Je me suis marié avec sa douceur. Sa joie. Son envie de vivre. Son envie d’aller loin.
Je me suis marié avec son rire. Son optimisme. Son énergie de l’espoir.

Hier, je me suis marié avec son odeur sucrée-poivrée. Piment d’amour acidulé. Odeur d’amour. Imprimée à jamais dans mon for intérieur. Dans mon cœur. Par cœur. Je la connais.
Je me suis marié avec ses cheveux d’or. Lumière de ma vie.

Hier, je me suis marié. J’avais le cœur qui tremblait et la main qui battait vite. Ou peut-être l’inverse. Je ne sais plus. Hier ou un autre jour. Le temps n’a plus d’importance. Avec elle.
Je me suis marié avec son rythme. Son tempo. Sa générosité. Sa curiosité. Sa sensibilité. Son besoin des autres.
Je me suis marié avec sa beauté intérieure. Avec ses charmes, son sourire, son regard.
Je la connais par corps. Je l’aime de tout mon cœur.
Je me suis marié avec sa patience.
C’est une réussite.
Qu’importe le temps. Nous nous sommes mariés hier. Aujourd’hui. Demain.
Qu’importe le temps je ne lâcherai pas ta main.

jeudi, 9 mars 2006

Passé simple

Et puis il y a eu ces moments difficiles. Ces moments ou j’ai cru que je n’y croirais plus. Ces moments ou je ne voulais plus. Ces moments de solitude. Ces moments d’amertume.
C’est comme quand on commence à ne plus croire en soi. A ne plus croire en ce que l’on vaut. A ne plus croire en ce que l’on est. A ne plus croire en ce que l’on fait. Ce que l’on crée.
A ne plus croire en rien.
Rien.
Surtout pas en soi. Non. Surtout pas.
Jusqu’à un dégoût physique de sa propre personne.
D’une rare violence.
Au point de ne plus pouvoir se regarder en face.
Au point de ne plus se respecter. Refus de soi-même, de sa propre image.
Toujours d’une rare violence. Cette violence contre soi-même. Jusqu’à en détruire tous les miroirs.
Jusqu’à la remise à ciel ouvert de toutes ces blessures. De toutes ces peurs. De toutes ces humiliations. De tous ces silences.
Oui, il y a eu ce refus de soi-même. En silence. Dans la solitude.
Il y a eu tout cela oui. Avant le bonheur. Pendant longtemps.
Pendant trop longtemps.
Maintenant, je veux oublier cela.
Je veux oublier cela parce que tu es là.
Je peux oublier cela parce que tu es là.
Tu es là.
Tu es la vie.
Ma vie.
Tu es ma vie.

mardi, 7 mars 2006

Emois pour elles

J'ai beaucoup de respect pour la sensibilité et la mélancolie des textes de Valérie.
Cela a donc été un réel plaisir d'écrire à quatre mains avec elle un petit texte dans lequel nous parlons de nos "elles"...
C'est là

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