Je veux du relief
Tourner des pages lourdes de faiblesse, de maladresse et d’inachèvement.
Relier l’ensemble à coup de lettres dures déposées dans la boîte à l’être par un facteur aggravant.
Il y a qu’avant c’était une vie comme une autre. Il y a qu’avant la solitude m’allait si bien. Il y a qu’avant tout était plat. Platitude. Attitude insignifiante. Il y a qu’avant tout était banal, anodin, ridicule. Il y a qu’avant je ne me souciais pas de l’après. Il y a qu’avant tout était plat et infini. Indéfini. Singulier.
Il y a que maintenant je ne vibre plus que par toi, par vous, par nous. Il y a que maintenant j’ai besoin de relief. De montagnes à gravir. De lunes et de sourire à décrocher. Il y a que maintenant je veux du relief. Toujours. Tout de suite. A chaque seconde.
Je veux de l’impossible. De l’impensable. Je veux du relief. Du brillant. Dans tes yeux. Dans les siens.
Je veux du pluriel. Du toi, du moi du nous. Je veux des formes. Des formes de vie. Des formes de joie.
Je veux du relief. Des lettres d’or. Un souffle de nos vies.
Le bonheur appelle le bonheur. La joie appelle la joie.
Je veux du relief. Je veux dévorer la vie. Encore. Des Noëls en été. Des étés en hiver. Des fêtes sans raison. Juste parce que l’on s’aime et que cela se fête toujours. Tout le temps.
Je veux du relief. Des danses. Des éclatements de joie. Des rires. Les tiens. Les siens. De la fierté. Du bonheur, pas du devoir. De l’emballement. Repousser les limites. Aller plus loin. Plus haut. Pour vous, pour nous.
Je veux du relief.

