Je t'ai l'encre!


vendredi, 30 juin 2006

Le ciel et l'amer

Photo (C) Phédia Mazuc


Tu peux regarder vers le ciel pour tenter d’oublier
Tu peux vouloir t’enfuir parce que tu ne sais où cela te mène
Tu peux attendre un signe en croyant qu’il n’y a pas d’yeux pour toi
Te jeter à la mer, pensant naviguer mieux dans le creux des vagues de la vie
Tu peux t’imaginer des là-haut dans le ciel et des nuages confortables
Comme on voudrait se cacher pour masquer quelque chose
Tu peux avoir le vertige à te forcer à garder les pieds sur terre
Tu peux tenter le diable en voulant être un ange
Tu peux faire de sang-froid ce que les autres font semblant
Te sentir perdu autour de tous ces bouts de vie
Tu peux attendre les vents contraires et le soleil d’hiver
Pour refroidir le cœur de ce qui brûle en toi
Tu peux regarder en l’air pour reprendre tes esprits
Tu peux lâcher ce que tu n’as jamais pris
Tu peux te sentir coupable des fautes que les autres t’ont avouées
Tu peux apprendre à voler sans savoir crier gare
Tu peux perdre le nord à penser tes blessures
Tu peux voir des étoiles en plein jour et te battre dans le vide
Tu peux être triste jusqu’à en avoir la nausée
Tu peux te croire seul plus il y a de monde autour de toi
Tu peux t’inventer des mondes et rêver du réel
Tu peux regarder vers le ciel
Tu peux avoir les jambes qui tremblent te sentant fort et fier
Tu peux être contre toi mais avec tes faiblesses
Tu peux perdre le fil des jours et le calme des nuits
Tu peux être amer car cela va de paire

Tu peux tourner autour de ta peau autant que tu le souhaites
Mais au final tu resteras toi-même
Alors tu peux vivre aussi tout simplement
Tu peux…

jeudi, 29 juin 2006

Ecrivons ensemble

Vous et moi, de vos émois à mes à vous, je vous dis moi, je vous dis tout


La prochaine phrase fait partie du prochain commentaire,
Et celle d'après du commentaire d'après.
A vous!

lundi, 26 juin 2006

Haut revoir

De haut en bas, j’ai cherché ma place.
Dans ce monde.
Ou dans un autre.
Ici ou là. Qu’importe le lieu.
Chacun ses hauts, chacun ses bas.
Nous avons tous le même ciel.
Alors.
Alors je me suis réveillé même si je ne m’étais pas vraiment endormi.
Je voulais retracer à coup de grandes enjambées les moments forts de ma vie.
Les moments faibles aussi.
Je ne sais pas trop où je vais.
Mais je sais que le moment est venu. Ni fort, ni faible. Juste là. Maintenant.
Toutes les mains que l’on me tend, je les serre. Enfin, je crois.
Je parle avec mes yeux et mon regard. Je laisse des messages, de vie, de rage. D’espoir.
Je veux dire qu’il faut la passer à rester soi-même. Ni plus, ni moins.
La passer. Là passer. Je suis juste de passage.
Ça m’a pris du temps à m’en rendre compte.
Une vie c’est long, c’est court. Finalement.
Finalement, je veux prendre un peu de hauteur. La regarder d’en haut.
Repenser à toutes ces jolies choses passées. Repasser en boucle les images, les souvenirs, les sourires.
Sourire. Entre les larmes.
Se rappeler du meilleur et du pire. Des moments pris à perdre toujours un plus de son âme.
Rester soi-même.
Parce que de haut en bas, j’ai cherché ma place ici.
Parce que maintenant je crois que je l’ai trouvée.
Parce que je ne veux pas souffrir pour souffrir.
Chercher sa place dans un monde où nous avons tous le même ciel.
Le même ciel.
Serrer une main. Très fort.
Refermer ces yeux aux paupières lourdes. Si lourdes. Aussi lourdes que le poids de tous les souvenirs qu’elles emportent.
Fermer les yeux et soupirer. Comme pour éteindre la flamme d’une vieille bougie.
Merci.

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A ceux à qui j'ai donné ma main à serrer.

Edit du 28.06 : Ce texte a été écrit à la mémoire de ceux à qui j'ai physiquement donné ma main à serrer avant qu'ils ne ferment leurs yeux pour ne plus jamais les rouvrir....

mardi, 20 juin 2006

Maillot de bien

Ouvrir la malle remplie de bien
Souffler sur les braises pour faire rougir tes joues
Se laisser caresser par les vagues de lumière
Te regarder, en corps
Écouter le silence emporter nos incertitudes loin, ailleurs
Ne plus compter le temps mais l’oublier
Vivre, ivres d’amour
Ne pas te lâcher la main. Sous aucun prétexte
S’endormir le sourire aux lèvres
S’éveiller accueilli par ton sourire
Se créer un monde heureux
Et ne plus en sortir
Sous aucun prétexte

jeudi, 1 juin 2006

Prise d'air

(Photo : collection personnelle - Patagonie déc. 2005)

Envie, besoin, joie de partir en vacances.

Ne bougez pas, je reviens avec de nouvelles notes :)