Je t'ai l'encre!


samedi, 30 septembre 2006

Le temps c'est cool!

Il y a des gens (des vrais, oui!) dans la blogosphère qui forcent le respect et l’admiration. Tout simplement parce que quand on regarde le travail qu’ils partagent avec nous comme ça, comme si de rien, on se sent tout petit, amateur plus que jamais.
C’est le cas de Cali qui nous en fait voir de toutes les couleurs. Du grandiose. De la magie. Je me sens tout tout petit devant ses peintures numériques, ses pastels et ses collages. Vous aussi, j’en suis sûr.
Alors, avoir eu la chance de pouvoir accompagner une de ses œuvres avec quelques lignes, c’est comme si…. Pincez-moi !

dimanche, 24 septembre 2006

Mourir fatigué

Photo : Collection Personnelle (Buenos Aires)

Un jour il faut monter, le lendemain il faut descendre
La vie c’est comme le grand huit
Toujours prêt à sauter en route sans chercher à comprendre
Ton corps fait les trois huit
Toujours frais et dispo
Ton cœur bat un peu vite
Question de fleur de peau
Regarde le monde s’agite
Et toi tu suis le mouvement
La vie c’est courir vite après des choses qui ne se voient pas
Des choses que tu inventes pour rester dans le temps
Quand le succès s’invite t’oublies de penser à ça
En fait tu crois qu’t’évite l’envie de reconnaissance
La vie c’est courir vite un peu plus haut un peu plus loin
La vie et ses limites, tu cours après, tu les dépenses
L’envie de la réussite on te l’apprend même au coin
Tu abats tes cartes en quête d’identité
Le train à grande vie t’est si tentant
Tu dis que tu peux monter
Tu doutes un peu de temps en temps
Mais quitte à croire en quelque chose autant qu’ce soit la chance
Plusieurs regards croisés et un sourire immense tu t’dis qu’l’heure à sonner
Tout ça n’était qu’un leurre, tu restes dans ta sous-France
Mais qu’importe ces façons, le combat d’une vie ne peut s’abandonner
Alors tu repars aussi vite qu’on t’avait arrêté
Tu ne t’arrêtes plus, tu te donnes à corps gagnant
Il paraît qu’aller vite est la seule vérité
Tu ne comptes pas les heurts, les ires et autres inconvénients
Tu fonces, tu précipites pour devenir quelqu’un
Le monde est une fourmilière de rapaces écorchés
Il n’y a plus de mérite à tendre ces deux mains
Les places se gagnent plus vite par excès de vanité
De mon blanc lieu je vais au rythme de cette vie sans répit
De mes loges de la fuite je m’dis qu’c’est pas gagné
Que rien n’est pour tout de suite, le repos a un prix
Et qu’si ça continue nous allons tous finir par mourir fatigués

jeudi, 21 septembre 2006

Clair - obscur

Photo : collection personnelle

Il y a des jours ou je commence des phrases et je n’ai pas le courage d’aller plus loin.
Il y a des jours ou je voudrais coucher le soleil comme on borde un enfant. Alors je ferme les yeux et j’attends. J’attends parce qu’il y a des jours ou les mots se jettent pour moi par la fenêtre des mes pensées. Au fond de moi, il y a ce vide qui me remplit. Ce rien auquel je pense. Du silence. Cet imperturbable silence des secondes qui ne passent pas. Même en rêve. Il y a tout ce vide qui me poursuit. Il y a le temps qui joue au ricochet avec mes souvenirs et mes vieilles douleurs.
Il y a ce vide. Irremplaçable, irremplissable vide.

samedi, 16 septembre 2006

Toutes ces choses

Et si on se disait
Encore une fois
Des choses
Qui vont de soi
Des choses rien que pour toi

Et si on s’écoutait
Parler de vive voix
Et que tu poses
Ta tête sur moi
Pour une pause qui ne s’oublie pas

Et si on reprenait
Nos études de l’être
Où nous les avions laissées
Tous nos essais
Se transforment en bonnes nouvelles
Toi tu le sais

Et si nous laissions les choses
Qui vont de soi
Venir à nous
La main tendue
Comme une toute première fois

Et si nous abandonnions nos cœurs
Battant l’un contre l’autre
Pour respirer en cadence
Et danser l’amour et la vie
Comme on danse le soleil

Et si nous décidions
D’être heureux à vie
D’être heureux
De toutes ces choses
Petites ou grandes

mardi, 12 septembre 2006

[Le mâle et Ph&] : le début de l'enfin

Le début de l'enfin

Co - naissance

Regarder le soleil
Mes années qui défilent
Dans la clarté de tes yeux si fragiles
Comme entre les montagnes et le ciel
Il y a comme un apaisement permanent
Le temps importe peu, le temps nous joue des tours
Qu’il fasse nuit ou qu’il fasse jour
Il y a du bleu, du soleil, du vivant
Se moquer un instant d’avoir peur du futur
Juste de quoi faire connaissance
Juste de toi prendre conscience
La vie nous entraîne à sa plus vive allure
Voir l’avenir dans tes mains innocentes
Il y a toi depuis peu mais depuis toujours avec nous
Il y a toi et tes yeux auxquels je pardonne déjà tout
Si seulement tu savais tout ce que cela représente
Regardons encore une fois le soleil
Dans mes bras il y a la force d’un homme fier qui croit encore aux merveilles

mercredi, 6 septembre 2006

Faire-part / Fier père

Je m’en souviens comme si c’était hier. Le lever du soleil entre les montagnes. Le couloir. Les sièges. Tout. Enfin je crois.
Cette fois, nous avons eu le coucher du soleil derrière les montagnes. Très beau.
Tous les instants de la dernière fois me sont revenus en mémoire. De toute façon ils n’étaient jamais partis. Ces instants. Un par un. Comme si c’était hier. Les odeurs. Le goût du café. Les gens qui parlent 4 langues en même temps. Tout.
Et pourtant… Vous pouvez vous croire préparé, en terrain connu, mais chacun de ces instants magiques est unique. Unique. Rien ne vous empêchera de sentir cette petite boule dans la gorge et ces larmes qui montent discrètement.

Rien ne remplace un instant comme celui-là. Rien. Vous pouvez le rêver, y penser, en faire un film dans votre tête. Rien. Il faut le vivre.

Alors voilà.
Je l’ai recueillie dans mes bras après l’avoir laissée un long moment sur la poitrine de sa mère à découvrir doucement le monde extérieur.
Elle est belle, elle est douce. Elle me rappelle un peu sa grande sœur quand elle est arrivée. Mais elle est différente aussi. Elle est elle-même. Déjà.
Et c’est à cet instant justement que je n’ai cessé de penser à sa grande sœur en même temps. Je voulais qu’elle soit là. Je voulais qu’elle fasse sa connaissance. Je voulais déjà dispenser mon amour paternel à toutes les deux en même temps. Je voulais que nous entourions leur mère. Je voulais que nous formions notre famille.

Plus tard, sa grande soeur l’a caressée et embrassée. Si doucement. Si délicatement. C’était magique. Je me suis senti fort et fier.
Voilà, elle est arrivée.
C’était le 4 septembre 2006.

dimanche, 3 septembre 2006

Calme tristesse


J’ai toujours aimé les lacs de montagne. Ils ont cette tristesse calme. Cette tristesse infinie. Cette tristesse que l’on commande à volonté. Les lacs de montagne ont cette exigence. Cette obstination à vous renvoyer votre propre image quoi qu’il arrive. A vous saisir jusqu’au plus profond de vous-même et à ne pas vous lâcher. Ils ont cette générosité, celle de vous offrir un reflet toujours imparable.