Photo : Collection Personnelle (Buenos Aires)
Un jour il faut monter, le lendemain il faut descendre
La vie c’est comme le grand huit
Toujours prêt à sauter en route sans chercher à comprendre
Ton corps fait les trois huit
Toujours frais et dispo
Ton cœur bat un peu vite
Question de fleur de peau
Regarde le monde s’agite
Et toi tu suis le mouvement
La vie c’est courir vite après des choses qui ne se voient pas
Des choses que tu inventes pour rester dans le temps
Quand le succès s’invite t’oublies de penser à ça
En fait tu crois qu’t’évite l’envie de reconnaissance
La vie c’est courir vite un peu plus haut un peu plus loin
La vie et ses limites, tu cours après, tu les dépenses
L’envie de la réussite on te l’apprend même au coin
Tu abats tes cartes en quête d’identité
Le train à grande vie t’est si tentant
Tu dis que tu peux monter
Tu doutes un peu de temps en temps
Mais quitte à croire en quelque chose autant qu’ce soit la chance
Plusieurs regards croisés et un sourire immense tu t’dis qu’l’heure à sonner
Tout ça n’était qu’un leurre, tu restes dans ta sous-France
Mais qu’importe ces façons, le combat d’une vie ne peut s’abandonner
Alors tu repars aussi vite qu’on t’avait arrêté
Tu ne t’arrêtes plus, tu te donnes à corps gagnant
Il paraît qu’aller vite est la seule vérité
Tu ne comptes pas les heurts, les ires et autres inconvénients
Tu fonces, tu précipites pour devenir quelqu’un
Le monde est une fourmilière de rapaces écorchés
Il n’y a plus de mérite à tendre ces deux mains
Les places se gagnent plus vite par excès de vanité
De mon blanc lieu je vais au rythme de cette vie sans répit
De mes loges de la fuite je m’dis qu’c’est pas gagné
Que rien n’est pour tout de suite, le repos a un prix
Et qu’si ça continue nous allons tous finir par mourir fatigués