Je t'ai l'encre!


dimanche, 26 novembre 2006

Ma mémoire rame

Mes mots rient
Se jouent de ma mémoire
Et m’empêchent de dormir
Parfois ils tournent en rond
Me regardent en face
Et me rappellent que je suis
Juste un débutant à vie

Mes mots rient
Se moquent de tout…
Même de ma vie
L’avis des autres
Et les regards qui fuient
Quand je leur cours après
Dans les rues, les jardins, les montagnes, sans sursis

Mes mots rient
Me rappellent les blessures, les joies et les envies
Ils s’écrivent en moi
Et sortent les jours depuis
Depuis que je mesure ma vie
Ils se moquent de moi
Quand j’ai besoin d’eux, de leur appui

Mes mots rient
Et moi je pleure quand je suis parti
Loin de tout, de vous, de notre vie
Je voudrais écrire pendant des heures
Que sans vous mes mots rient
Que c’est vous qui me donnez l’envie
D’écrire et de crier que j’aime la vie

dimanche, 19 novembre 2006

entre actes

Quoique l’on y fasse
Les jours avancent et deviennent du passé
On peut rester devant la glace
Se sourire immense et tout se pardonner
A soi-même
Les journées qu’on n’a pas su porter
On s’emmène
Retourner sur les traces effacées
Perdre la face
Aujourd’hui et demain, comme on reste imparfait
Et le sang se glace
Sous le poids de ces jours, de ces nuits, de tous ces reflets


Quoi que l’on dise
Il y a des jours comme ça
Ou le poids d’une simple seconde nous pèse très cher
Un peu comme on brise
D’un coup d’éclat
Les silences, les apaisements et les goûts amers
Du sur place
Le présent refuse d’avancer
En surface
Le temps danse sans jamais reculer
C’est impératif de ne pas l’oublier
De ne pas oublier

mardi, 14 novembre 2006

Compte rond

"I read a magazine
That said by seventeen
Your life was at an end
I'm dead and I'm perfectly content "

Charlotte Gainsbourg - The songs that we sing
Album 5:55


Voilà, c'est ça, "I'm perflectly content"


Merci les bloggeurs et bloggeuses et merci aux plus discrètes et discrets pour leurs gentils e-mails.

jeudi, 9 novembre 2006

Voyageurs solidaires

Tu me fais perdre le nord quand tu mets des accents du sud sur tes mots. Tu me fais prendre le large quand tes lignes d’écriture arriment nos rêves à des îles de douceur. Tu me fais oublier le temps qu’il fait dehors et celui qui passe malgré tout. Malgré tous ces voyages. Et puis on se sent abrité sous ton vent. La chaleur de tes mots. Le début de tes rêves à la fin de chaque phrase. Les clichés, les images, les symboles, toutes ces pages qu’on referme comme on parcourt un album, un carnet de route. Comme on suit au-delà des écrans un parcours, une vie. L’émotion est totale au-delà des écrans. Les mots si on les savoure doucement, les goûts, les odeurs, les sons et la chaleur envahissent notre mémoire, notre corps jusqu’à une impression de voyage sur des routes colorées où chaque mètre parcouru est une vraie leçon de vie.

Tu me fais dénouer subtilement des images emprisonnées sur les plages. Avec les rayons de soleil, une chaleur se diffuse, malgré le froid du nord. Un voyage avec tes mots qui s’allongent sur des pages. Ballade que tu fredonnes en prose, en vers. Artisan du mot, du son, de la rime, tu puises des trésors dans le quotidien. Tu déploies une finesse pour que la traversée s’avère des plus agréables. Qu’importe le temps ! Qu’importe l’effort ! Reste la grâce moulée dans tes phrases. Des mots imaginés qui fusent pour le plaisir d’écrire. Sous le voile de tes écrits, de ta plume filtre l’éclat magique, un souffle de verve, enfouit, se trémoussant sous la boursouflure du vent, des vagues et de la mer. Tu me fais perdre le sud quand tu mets des accents du nord sur tes mots.

Et nos mondes virtuels sont pleins de « Je, tu, il », mes jeux de mots, tes joies des îles. Du sud au nord, et d’ouest en est, nous gardons les pieds sur terre. Car il n’y a qu’un pas à franchir, celui du rien sans l’autre et de la tolérance. Nous pouvons tous apprendre l’un de l’autre. Il n’y a ni toi ni moi, simplement des égaux qui enrichissent leurs cultures, leurs écritures. Du nord au sud, de l’Est à l’ouest, nous restons sûrs, toujours à l’aise. Nous surfons sur les pages de nos océans de mots. Nos mots quelque en soit l’ordre. Du début à la fin, il n’y a que des départs, des arrivées, des adresses qui se mêlent et des liens qui se créent. La couleur de tes mots moi me fait voyager. Je ferme les yeux et je lis une vie d’ange heureuse. Je ferme les yeux et j’entends la mère qui nous berce de ses paroles voyageuses.

« Tes mots, mes mots » deviennent nos mots métissés. Nous jetons l’encre pour respirer au rythme de l’autre, pour parer nos écrits de la lumière de la rencontre.
Texte co-écrit avec Lynn