Je t'ai l'encre!


samedi, 30 décembre 2006

Fermer les yeux






(cliquer sur les images pour les voir en plus grand)

Collages numériques réalisés par Maya à partir de photos et mots que l'on trouve sur "je t'ai l'encre!".
Nous en parlions depuis plusieurs mois, et c'est donc un très beau cadeau que Maya me fait en cette fin d'année. Merci!
Vous pouvez voir d'autres collages numériques de Maya sur son blog.

dimanche, 24 décembre 2006

"Comptes" de Noël

Un regard qui brille
Deux mains qui se frottent de plaisir
Trois fois replacer ses souliers sous le sapin
Quatre à quatre les escaliers vers le ciel

Si tu veux,
Tu peux fermer les yeux
Laisser tes rêves arriver
Tout est prêt

jeudi, 21 décembre 2006

lundi, 11 décembre 2006

Cent doutes

Il y a parfois cette difficulté à aligner les mots les uns derrière les autres. Au dessus des autres aussi. Au dessus de ceux des autres, même.
Sans doute que c’est la fin. La fin de là. Ou juste la fin de l’année.
Mais pas sans doute. Car les doutes se cachent toujours quelque part au fond. Prêts à ressurgir dès qu’on leur en redonne l’occasion.
En cette fin de là ou d’année se sentir comme une vieille voiture d’occasion - justement - qui fait le trajet jusqu’ici de manière machinale. Comme une vieille voiture qui a fait le tour du compteur. Exploité tous les recoins, tout donné. Qui a toujours été présente.
Sans doute qu’elle pourrait repartir cette vieille machine, recracher sa fumée, crisser dans les virages. Sans doute. Ou presque sans.
Ca doit être ça la fin de l’année. Ou de là. Le sang se glace alors qu’il ne fait pas encore froid. Peut être que nous ferons de la luge en août et rouvrirons la piscine pour noël. Mais le sang se glace quand même lui. Question d’horloge.
Sans doute que c’est tout ce mélange qui fait que. Ce chaud, ce froid. Cette fin avant un début. Ce sang glacé. Sans raison sans doute mais avec quelques doutes quand même. Et quelques gouttes. Quelques gouttes depuis. Depuis tout ce temps. De l’eau a coulé sous des ponts.
Sans doute que c’est tout ce mélange qui fait que les mots ne rentrent plus dans le rang, ni l’un après l’autre, ni l’un plus haut que l’autre.
Sans doute un peu de tout. De tout ça. Se sentir sûr au sang glacé, gelé. S’emmêler. Tout ce mélange des choses. Qu’on nous présente. Qu’on voit. Qu’on prévoit. Qu’on dit. Qu’on prédit.
Sans doute que c’est là. La fin. De l’année.
Les mots ne s’alignent plus mais se tassent au fond, en fin d’année. Comme s’ils voulaient tous passer le cap. Le cap, le début de l’année prochaine. Prochaine, c’est beau. Il y a proche. Et sans doute que je me sens proche de ceux qui en ont des doutes. Sur leur route.
Alors je ferme les yeux et je compte jusqu’à cent. Doutes.

dimanche, 3 décembre 2006

Je suis sud de toi

Photo - Collection personnelle

La Patagonie, ce n'est pas seulement beau. Crois-moi. Ca a ce petit quelque chose en plus. Ca te laisse ce goût. Ce souvenir inoubliable. Ce manque. Cette envie d'y retourner. Cet apaisement lointain. Ce ciel époustouflant. Ces trainées d'étoiles qui s'arrondissent à la fin, ces rayons de soleil dans la nuit.
Je me souviens encore du goût du vent comme si c’était hier. Je me souviens de cette sensation de liberté. De nos sens retournés.
La Patagonie ce n’est pas seulement beau. Crois-moi. Ca reste en toi pour la vie. Ca te hante. Ca t’habite. Ca vit dans tes rêves même dans tes nuits les plus noires. La Patagonie c’est du bonheur dans tes yeux. C’est nos rires. Nos étonnements.
La Patagonie c’est notre éternelle lune de miel, notre rêve en famille.
La Patagonie, c’est tes yeux qui pétillent. Tes sourires immenses. Nos regards d’enfant.
La Patagonie, c’est toi, c’est nous. Nos cœurs qui battent. Le vent qui emporte nos rires, le soleil jusque dans nos voix.
La Patagonie, ça se rêve, ça se manque mais ça ne s’oublie pas. Crois-moi.