Je t'ai l'encre!


dimanche, 29 juillet 2007

Mon ombre il

(c) Nathalie - Sydney daily snap

Tu es mon ombre il
Tu es mon monde
Tu es mon ombre il du monde
Tu es mon ombre
Je suis tes pas
Ce que je suis je ne sais pas
Ce que je sais c’est que c’est toi
Toi mon île
Toi mon ombre
Toi mon il, mon monde
Mon nombril du monde
Et je te crie et je t’écris
Des maux en nombre
Toi tu ris et moi je sombre
Toi tu vis et moi je tombe
A tes pieds
Loin de toi
Chaque seconde ne compte pas
La lumière ne joue pas
Ce qui luit c’est toi
Tu es mon ombre
Tu es mon il
Tu es mon nombre il
Mon monde

jeudi, 26 juillet 2007

Tes faces

On met la gomme. Le temps efface. Pour faire les choses dans l’ordre. La distance. On va vite. L’absence. Il faudrait toujours tout faire dans l’ordre. La rémanence. Jusqu’à quand ? Se plier aux règles. Ne pas crier en marge. Ne pas écrire dans la marge. Ne pas gommer les blessures. Les pleurer. Ne pas laisser s’effacer les regards. Indiscrets. Que vous êtes. Qui vous êtes ? Qui vous aide ? Personne. Personne ne m’aide. Personne ne m’aime. Tout le monde me zappe. Tout le monde se regarde et s’efface devant la douleur des autres. Tout le monde s’efface. Dans ce monde à la gomme. Fuir sous prétexte. S’effacer. Fuir les regards. Les face à face. Les faces s’effacent. Sous prétexte d’aller vite. On vous zappe. Un visage qu’on oublie. On s’en efforce. Ne pas perturber les vies sages. On défile. Comme des mannequins. Les uns sans les autres. Et pourtant. Le temps. Surtout ne pas voir le côté pile de la souffrance. Toutes ces faces marquées. A jamais. Ne jamais se laisser perturber par tout ça. Mettre la gomme. Effacer tous ces moi. Ces damnés. Au jour le jour la souffrance des autres on l’efface. On a en peur. On préfère se ranger sans rien dire. Laisser se creuser les fossés. Laisser se creuser la souffrance au milieu de milles visages que l’on ne veut surtout pas regarder. Un peu comme si on les effaçait du circuit d’un seul coup d’œil détourné.

samedi, 21 juillet 2007

Une chanson douche...

J’ai chanté sous la douche. Il a plu des cordes. C’est sans doute mon nouveau travail. Ou la batterie jaune de Kill Me Sarah. Ou les deux. Je ne retrouve plus mon parapluie. J’aime bien. Chanter sous la douche. Mon nouveau travail. Dans la voiture aussi en y allant le matin. Je chante. Je n’ai plus beaucoup de temps pour écrire mais je chante. Et il pleut des cordes. Je ne chante pas bien. Ca c’est sûr. Mais je chante et ça me fait du bien. De l’entrain. Sous la douche. Même à 04h30. Plein d’énergie. Plein d’envie. Je n’ai plus trop le temps de bien écrire. Il y a plein de mots qui tournent dans ma tête. J’ai essayé de les faire marcher au pas. L’autre jour. Dans le TER français. Il n’y a pas de wagon silence. Ca n’a pas marché. C’est peut être pour ça. Sous la douche, j’aime bien mon nouveau travail. Quand j’y pense. Pas facile. Prise de temps. Prise de tête. Mais c’est bien. Cette semaine je reprends le TGV. On verra. Silence ou pas. Les mots tournent. C’est un signe. De chanter sous la douche à 04h30. De vouloir sortir marcher en montagne le week-end. Le contraire de fatigué. La pêche. C’est la saison. Savoir s’économiser aussi. Faire la sieste. Apprendre à dormir. Dans le TER. Le bon équilibre. La bonne fatigue. Le bon temps. Savoir s’en donner. Dîner aux chandelles. Jouer au ballon. Vivre. En famille. Vivre. Au travail. Plein de choses à faire. A dire. A écrire. Alors ça tourne. Les mots. Et je les attends en chantant. Sous la douche. Et je n’ai pas retrouvé mon parapluie.

samedi, 14 juillet 2007

Rougir

La délicate et talentueuse Cali Rise qui a plein de cordes à son arc (il suffit de naviguer dans les différentes rubriques de son site impudique pour s’en rendre compte) m’a fait passer sous le feu de ses questions. Et, comme nous sommes le 14 juillet, c’est un peu comme mon feu d’artifice à moi.
Merci Cali Rise pour cette interview.

dimanche, 8 juillet 2007

pan-pan ca-carte


lundi, 2 juillet 2007

inter - diction