Je t'ai l'encre!


dimanche, 21 octobre 2007

Jeu des tests

Je suis las des haines. Las de toutes ces peurs des autres. Ces étrangers contre ces êtres rangés. Mais pourtant l’un contre l’autre ça pourrait être beau et bien aussi. Un autre contre. Un contre qui parle de chaleur humaine. Tu te rends compte ? Tu te rends contre un morceau de toi. Un morceau de papier et plus encore, s’il vous plaît. Ca ne me plaît pas. On joue à se tester jusqu’au plus profond de soi. Même. Au plus intime de soi. Il n’y a plus d’intimité pour les services dits compétents. Je suis las. Las des haines. Ca m’oxyde tout ça. Ca me rend acide. Amer. Je suis las. Las qu’on nous monte les uns contre les autres. Las que la crainte la plus forte devienne celle de l’autre. Du voisin. Las de ces dessins de moutons noirs. Las de ces idées de test. Las de ces idées noires. Je suis las et affolé. Affolé par la bêtise de l’homme. Notre bêtise. La mienne donc, aussi. Je ne veux pas qu’on oublie les richesses que chacun a au fond de soi. Las de ce manque de respect. On peut tous apprendre les uns des autres. On peut toujours apprendre d’un autre quel qu’il soit. Toujours. Des expériences. Des souffrances. Des joies. Des échecs. Des succès. Des vies. Du passé. Je suis affolé de ce manque de respect. De ces têtes qui finissent par se baisser. De ces corps qui finissent par se plier. De ces sous-France. Des ces regards de haut. De cette notion « d’en bas ». Je suis las. Las des haines. Las des peines. Qu’on oblige. Qu’on inscrit. Nous sommes tous égaux. Egaux en quoi ? En droit ou en courbe ? Vivre courbé. Nous sommes tous égaux devant notre bêtise. La seule courbe qui monte c’est celle des uns contre les autres. Nous sommes très forts avec notre bêtise. Très forts pour nous monter les uns contre les autres. Je suis là. Las des haines. Un échantillon que l’on prélève, ça s’appelle un jeu. Et puis on teste. Je déteste. Ces jeux là. J’en suis las. Tous ces termes techniques. Tous ces mots et ces formulaires qui remplacent les sourires, les regards, la compréhension, l’écoute.
Je suis las.
Je suis là, et je ne me courbe pas.

dimanche, 14 octobre 2007

Origine elle

Tu m’as battu d’un cil
En faisant la belle
Je suis si fragile
Quand tu m’ensorcèles
Et les jours défilent
Puis les nuits s’en mêlent


Tes exercices de style
Me donnent des ailes
C’est plutôt habile
De jouer les rebelles
J’m’accroche à ton fil
Pas besoin de rappel


Je demande asile
Au creux de mon elle
Et mon cœur fébrile
Apprend la nouvelle
Sait rester docile
Pêche origine elle