Je, nous, la corde
Je n’ai plus rien à écrire. Plus rien.
Mais j’ai beaucoup à dire. Beaucoup.
A entendre aussi.
Je crois que le temps passe aussi vite que les mots défilent dans ma tête en ce moment. Je suis sain de corps. Mais d’esprit, va savoir. Et encore, de corps, et encore… Va savoir. Je ne sais rien. Rien. Rien à dire. Ou écrire plutôt. Même le soir, tard, plus tard, quand les lies de la journée ont bien décanté au fond de moi. Du moi. De l’émoi. Les tracas de la journée bloquent les mots. L’émotion. Va savoir. Je ne sais rien, mais j’y vais. J’y fonce. Vite. Aussi vite que le temps qui passe. Dans ma tête. Je fais beaucoup. J’en fais beaucoup aussi sans doute. Je doute aussi en faisant. Beaucoup. Je fais. J’y vais. J’aime bien ce que j’ai à faire. Et je fais bien ce que j’aime. Alors ça va. Ca vient aussi. Je fais. Beaucoup de choses. De choses à faire. C’est un peu comme si je vous écrivais une lettre depuis une colonie de vacances. Ou une colonie de travail sans vacance. Va savoir. Je sais. Si je sais. Je sais que je me sens bien. Trop. Très. Faut voir. Ca va ça c’est sûr. Je me sens bien moi qui ne pouvais plus me sentir. Ca va mais il y a ces mots qui défilent et s’éloignent sans que je puisse les attraper au vol. Cette écriture comme un manque. Un déficit. Une carence. Un besoin. Ecrire pour crier ce qui trotte en tête. En tête de peloton, forcément. A force. A force d’y aller. A force de faire beaucoup. A force d’y mettre toute ses forces. Des économies d’encre mais pas d’énergie.
Je crois que le temps passe plus vite que je ne me l’étais imaginé. Le temps.
La fuite des mots. Au fil du temps. Tous ces mots qui s’alignent en moi comme sur une corde à linge. Les uns à côté des autres. Au fil du temps la corde se brise. La corde sans cible. Les mots s’emmêlent. Le temps aussi. S’en mêle. Et moi. Sensible à la corde qui se brise. Aux mots qui m’abandonnent. J’ai beau vouloir renouer la corde. Mais c’est moche. C’est sans cible. C’est noué à l’intérieur d’un moi. D’un moi torturé par le temps qui passe. Les mois. Les jours. Les nuits invisibles.
Alors. Alors avec la corde sans cible je m’enfuis. Je déambule. Au fond de moi. Au fil du temps. Funambule au fil du temps. Sensible aussi. Pourtant. Comme un exercice d’équilibre. Un exercice des qui libres ? Qui est libre finalement ? Libre de ces nœuds. De ces mois. De ces je. De ces exercices imposés. Par le temps. Par le toi. Par les autres. Par les cibles qu’il faudrait avoir tout le temps. Tout le temps qui passe. Faire passer le temps vite et avoir tout le temps un but. Une cible. Moi je voudrais m’enfuir avec mes mots sur le fil du temps. Comme ça. Sans but précis. Sensible au fond.
Et puis il y a tous ces vous. C’est nous. Tous ces gens qui défilent. Qui se dévoilent. Les larmes au bord des yeux. Comme un signal d’alarme. Je les voie. Je les sens. Si sensibles. Tous ces gens. Comme un capteur de leurs émotions. A peine cachées. Juste timides. J’aimerai tant leur tendre la corde. La corde allongée de mots. Toucher du doigt leur maux. Leur dire quelque chose. Tendre une main. Partager l’exercice d’équilibre. Mais non. Il faut un but. Un objectif. Une cible. Il faut répondre du tac au tac. Alors ils défilent comme les mots sur la corde. Ils passent comme le temps. Le temps qui passe. Vite. Au fond.
J’imagine qu’au fond d’eux il y a aussi une corde rafistolée de nœuds fragiles sur laquelle sont accrochés des mots, des maux qui défilent. Comme des images. Des images de passage. J’aimerai tant que le temps me laisse leur tendre un peu la main. Percer ces premiers signes d’alarme. Ces premières larmes. Arrêter un instant. Rester sans cible. Nouer les cordes. Tisser des liens. Des vrais. Des hyper liens. Transformer le capteur en éponge. L’énergie dépensée et l’encre économisée en quelque chose de bien.
Mais le temps passe si vite. Aussi vite qu’ils passent leur chemin. Comme le train de la vie. Le train de la vie et sa fermeture automatique des portes.
Mais j’ai beaucoup à dire. Beaucoup.
A entendre aussi.
Je crois que le temps passe aussi vite que les mots défilent dans ma tête en ce moment. Je suis sain de corps. Mais d’esprit, va savoir. Et encore, de corps, et encore… Va savoir. Je ne sais rien. Rien. Rien à dire. Ou écrire plutôt. Même le soir, tard, plus tard, quand les lies de la journée ont bien décanté au fond de moi. Du moi. De l’émoi. Les tracas de la journée bloquent les mots. L’émotion. Va savoir. Je ne sais rien, mais j’y vais. J’y fonce. Vite. Aussi vite que le temps qui passe. Dans ma tête. Je fais beaucoup. J’en fais beaucoup aussi sans doute. Je doute aussi en faisant. Beaucoup. Je fais. J’y vais. J’aime bien ce que j’ai à faire. Et je fais bien ce que j’aime. Alors ça va. Ca vient aussi. Je fais. Beaucoup de choses. De choses à faire. C’est un peu comme si je vous écrivais une lettre depuis une colonie de vacances. Ou une colonie de travail sans vacance. Va savoir. Je sais. Si je sais. Je sais que je me sens bien. Trop. Très. Faut voir. Ca va ça c’est sûr. Je me sens bien moi qui ne pouvais plus me sentir. Ca va mais il y a ces mots qui défilent et s’éloignent sans que je puisse les attraper au vol. Cette écriture comme un manque. Un déficit. Une carence. Un besoin. Ecrire pour crier ce qui trotte en tête. En tête de peloton, forcément. A force. A force d’y aller. A force de faire beaucoup. A force d’y mettre toute ses forces. Des économies d’encre mais pas d’énergie.
Je crois que le temps passe plus vite que je ne me l’étais imaginé. Le temps.
La fuite des mots. Au fil du temps. Tous ces mots qui s’alignent en moi comme sur une corde à linge. Les uns à côté des autres. Au fil du temps la corde se brise. La corde sans cible. Les mots s’emmêlent. Le temps aussi. S’en mêle. Et moi. Sensible à la corde qui se brise. Aux mots qui m’abandonnent. J’ai beau vouloir renouer la corde. Mais c’est moche. C’est sans cible. C’est noué à l’intérieur d’un moi. D’un moi torturé par le temps qui passe. Les mois. Les jours. Les nuits invisibles.
Alors. Alors avec la corde sans cible je m’enfuis. Je déambule. Au fond de moi. Au fil du temps. Funambule au fil du temps. Sensible aussi. Pourtant. Comme un exercice d’équilibre. Un exercice des qui libres ? Qui est libre finalement ? Libre de ces nœuds. De ces mois. De ces je. De ces exercices imposés. Par le temps. Par le toi. Par les autres. Par les cibles qu’il faudrait avoir tout le temps. Tout le temps qui passe. Faire passer le temps vite et avoir tout le temps un but. Une cible. Moi je voudrais m’enfuir avec mes mots sur le fil du temps. Comme ça. Sans but précis. Sensible au fond.
Et puis il y a tous ces vous. C’est nous. Tous ces gens qui défilent. Qui se dévoilent. Les larmes au bord des yeux. Comme un signal d’alarme. Je les voie. Je les sens. Si sensibles. Tous ces gens. Comme un capteur de leurs émotions. A peine cachées. Juste timides. J’aimerai tant leur tendre la corde. La corde allongée de mots. Toucher du doigt leur maux. Leur dire quelque chose. Tendre une main. Partager l’exercice d’équilibre. Mais non. Il faut un but. Un objectif. Une cible. Il faut répondre du tac au tac. Alors ils défilent comme les mots sur la corde. Ils passent comme le temps. Le temps qui passe. Vite. Au fond.
J’imagine qu’au fond d’eux il y a aussi une corde rafistolée de nœuds fragiles sur laquelle sont accrochés des mots, des maux qui défilent. Comme des images. Des images de passage. J’aimerai tant que le temps me laisse leur tendre un peu la main. Percer ces premiers signes d’alarme. Ces premières larmes. Arrêter un instant. Rester sans cible. Nouer les cordes. Tisser des liens. Des vrais. Des hyper liens. Transformer le capteur en éponge. L’énergie dépensée et l’encre économisée en quelque chose de bien.
Mais le temps passe si vite. Aussi vite qu’ils passent leur chemin. Comme le train de la vie. Le train de la vie et sa fermeture automatique des portes.
11 réactions:
beaucoup de mal à te lire avec ce fond noir et caractère blanc... mal aux yeux et au crâne... arf...
je reviendrai :)
ahhhhhhhhhhh !!
que ça va mieux à te lire enfin !
merci merci !
Faire ce qu'on aime, aimer ce qu'on fait, c'est si précieux...
Mais le temps manque toujours, file trop vite. Les mots filent et je n'ai pas le temps de les attraper non plus. La vie court plus vite que mon stylo aussi...
Un beau texte, très riche, très riche encore. Il faut que je le relise encore.
Time is a jet plane, it moves too fast chante Dylan dans une belle chanson...
...Je reviendrai lire ton texte encore une fois demain et puis certainement encore après-demain...quelque chose a retiré de ton écrit...Faut que je mette le doigt dessus,trop frais là !
Je retourne avec mes noeuds coulent-hissant, en espérant maintenir l'équilibre ;-)
(Merci de ton passage chez moi et belle soirée à toi !)
Je reviens,je repasse et je relis... Plus je relis,plus j'imagine mes propres noeuds, mes propres boules serrées, mes manques,mes peurs,mes "je ne sais pas", mes "je ne sais plus", mes "je vais savoir un jour,peut-être" ... Je reviendrai encore te relire.
Au temps pour moi...
Corde rafistolée de noeuds fragiles, c'est ça ton post d'ajourd'hui. Nombreux sont ceux qui s'y reconnaîtront...
Les liens... il faut qu’il y ait quelqu’un qui tienne la corde à chaque bout.
Les liens, à moins d’être fakir, tu ne peux pas les faire tenir seul. Je m’en aperçois aujourd’hui plus que jamais.
"Abandon". Je pensais à autre chose. C’est drôle, je suis toujours là et pour une fois que je suis muette trois jours, à certains je ne manque pas. Certains qui savent pourtant.
Merci d’être passé et d’avoir compris.
http://emmenez-moi-quelque-part.skyrock.com/
Je pense que cela peut t'intéresser. Je précise que je ne suis pas l'auteur de ce blog, et je trouve que tu dois être mis au courant que cette fille se fait passer pour l'auteur de tes textes...
fermée.
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