Je t'ai l'encre!


jeudi, 17 juillet 2008

Je suis las


Je suis toujours las. Et pas vraiment ici. Je suis toujours las. Fatigué. Brisé. Épuisé. Courbaturé. De toutes ces courbes écrites. Posées au fil du temps. Posées, couchées, mises à nu. Sur papier. Las. Vidé. La tête vide de mots. Pleine d’idées. Pleine d’envie. En vie. Je suis. Je suis las. Oui. Je suis là. Je vis. Je vois. Je vibre. Je récolte les rayons du soleil. De ce soleil touchant qui passe en moi-même les jours de pluie. Depuis que tu es là toi. Soleil touchant. Oui. Rayon de vie.

Je suis là. J’entreprends. Et je me prends au jeu. Je ne me prends pas au sérieux, non. Mais. Mais, je me prends à m’attacher aux gens que j’entraîne avec moi. Alors le soir quand je ferme les yeux c’est eux que je vois, leurs visages, leurs images. Ces gens que j’entraîne et à qui je m’attache. Le soir quand je ferme les yeux, il n’y a plus tous ces mots et ces maux qui défilent. Il y a eux. Et moi. Sous ce soleil, ce rayon. Ce soleil touchant qui me réchauffe à chaque instant et me pousse vers l’avant. J’entreprends sous le soleil. Le soleil touchant. Qu’importe le résultat. Brut ou net. Là n’est pas la question. De ça aussi j’en suis las. Las de ce genre de questions de ces comptes. Réglés. Ce qui compte c’est de construire quelque chose les uns avec les autres. Ce qui compte c’est l’aventure. Pas les comptes.

J’en suis là.

Je suis las. Las de mots et avide de vie et de soleil.

Soleil touchant : ca aurait pu être le titre. Mais je ne sais plus écrire. Pour l’instant.

Je reviendrai puisque je suis là.

Oui le titre. Un titre touchant. Ca aurait pu. Soleil touchant. Car je suis saoul de soleil.

Saoul de soleil. Exactement. Je suis saoul de cette lumière qui m’envahit. Qui m’envahit d’envie. Qui de me donne envie de vie. De vie ensoleillée. Souvent. Sous les vents chauds et les mers du sûr. Je me sens sûr. Je ne dis pas tout. Mais. Mais je suis sûr. Sûr de moi sous le soleil. Sous cette lumière qui me touche et me fait renaître à chaque seconde. Réchauffe mon cœur mon corps et mon air.

Je suis saoul de soleil. Exactement.

Chacun le sien. Son soleil. Chacun son rayon de vie qui éclaire les instants présents. Qu’importe la forme qu’il prend. Qu’importe ce qu’il porte en lui.

Demain il pleut. Mais je suis saoul. Saoul de soleil. Qu’il pleuve qu’il vente qu’il neige, mon soleil est là.

Pendant longtemps j’ai cru que je n’aimais personne. Que j’étais incapable d’aimer. Ni même moi. Pendant longtemps j’ai cru ça. Pendant longtemps j’ai pensé que la vie serait faite d’ombre. Pendant longtemps. Jusqu’à ce que mon soleil se lève.

Comme un soleil touchant qui m’a touché en plein cœur.

Demain il pleut et je m’en fous. Je suis las, sous le soleil.

11 réactions:

Cergie a dit…

Et voilà ! Tu es l'ombre de toi même !

Welcome back, Gregory !
(To be continued...)

;o)

camaienne a dit…

merci Grégory !

Lunaba a dit…

ça fait du bien de te lire :) je t'embrasse...

Cergie a dit…

Cela faisait un bon moment que je voulais passer te faire un signe, te demander si tu ne prenais plus de wagon silence, de trains express, ni d’avion neutre, ni de douche, si tu n’avais plus ton clavier enterré sous le sable, si tu ne te vautrais plus sur un canapé, si tu n’étais plus tout le temps dérangé par des exploratrices inquisitrices et tyranniques. Avec en sus des odeurs et des souvenirs culinaires récurrents. Toutes conditions idéales pour accoucher de mots (maux)...

Peut-être que tu ne te gares plus tout simplement sur le même parking ?

Cergie a dit…

Figure toi que moi aussi j’ai des envies et notamment celle d’être là aussi, et pas seulement en pensée. Auprès de gens que j’aime bien et dont je n’ai rien lu depuis longtemps, des gens qui faisaient il y a un an ; bon, un peu plus d’un an ; mon quotidien de blog. Depuis des mois ; bon depuis neuf mois ; comme le temps d’une gestation.
Et puis et puis, et puis le temps j’ai du mal à le maîtriser et l’envie je l’ai aussi mais pas toujours les mots. Pour te dire que je suis contente que tu sois là. Que tu vas revenir puisque tu es là. Que tu as appris à aimer, des gens, les gens et tout cela grâce à ton soleil.
Oui, je suis contente. Je voudrais que tu te foutes de tout, que tu publies que tu écrives pour toi, pour que petits à petit tes mots reviennent et ensuite et ensuite.

C’est cela qu’il faut faire, toi comme moi : commencer, recommencer.
Car si on ne se force pas, beaucoup, l’envie on l’a mais on en reste là...

anakin a dit…

Je reviendrai las. Quoiqu'il arrive.

Maya a dit…

[...] un plaisir [...]

wondassista a dit…

on est tous las de temps en temps l'important est de ne pas rester la et de tourner vite la page :)

Delphinium a dit…

"Je suis las. Las de mots et avide de vie et de soleil".

Parfois on parle trop ou on écrit trop. Et on perd l'essentiel, la vie, le soleil, les gens. Parfois on se concentre sur ses mots, ses maux qui nous envahissent et qui nous empêchent d'avancer. Par facilité peut-être, pour faire sortir tout cela. Pour se dire que l'on est vivant. Mais parfois il faut aussi aller au soleil, pour réchauffer la vie, pour remplir les vides, pour exister, pour respirer.
Le soleil, sous n'importe quelle forme, il y a des soleils tellement différents selon les gens. Le vôtre brille généreusement, alors il faut profiter de ces doux rayons, engrenger la chaleur et la lumière pour les jours de pluie. Et ces jours-là, se rappeler que le soleil est toujours là, bien au fond du coeur, dans la place qu'on lui aura accordée.
Bon soleil!

Cergie a dit…

Lorsque on la regarde bien, l'ombre semble celle d'un être ailé...
Un ange peut-être ?

Gregory Sey a dit…

Merci à vous tous d'être là.
Merci pour vos encouragements.

Et oui, Cergie, ma chemise était trop grande genre 3 tailles au-dessus!

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