Je t'ai l'encre!


lundi, 24 mars 2008

Extra et terrestre

J’ai rencontré une âme mystérieuse
Une amie précieuse
Ma miss terrienne
Ma mystérieuse
J’ai rencontré une étoile fidèle
J’ai fait toute ma vie d’elle
Et tout ça c’est extra
Ca sort de l’ordinaire
Et tout ça je ne veux pas
Je ne veux pas le taire
Je voudrais en faire un monde
Une joie, un rêve, un univers

La vie sur terre c’est extra
La vie sur terre c’est comme ça
Faut pas s’en faire
Ni trop s’en dire
Juste terre à terre
Extra et ordinaire

J’ai rencontré une âme mystérieuse
Une rencontre du toi très vite
Ma miss terrienne, ma mystérieuse
Ma rencontre de toute une vie
Au fond de moi les désirs se télescopent
Au loin de toi, c’est la syncope
Ma miss terrienne si mystérieuse
J’oublie tous les désastres
Quand on éclipse le reste du monde
Quand on s’invite en eaux profondes
Je plongerais dans le ciel et volerais dans les mers
Pour rester avec toi je déserterais la terre entière

La vie sur terre c’est extra
La vie sur terre c’est comme ça
La vie comme ça c’est extra et terrestre
La vie comme ça c’est et cætera

vendredi, 21 mars 2008

Je, nous, la corde

Je n’ai plus rien à écrire. Plus rien.
Mais j’ai beaucoup à dire. Beaucoup.
A entendre aussi.
Je crois que le temps passe aussi vite que les mots défilent dans ma tête en ce moment. Je suis sain de corps. Mais d’esprit, va savoir. Et encore, de corps, et encore… Va savoir. Je ne sais rien. Rien. Rien à dire. Ou écrire plutôt. Même le soir, tard, plus tard, quand les lies de la journée ont bien décanté au fond de moi. Du moi. De l’émoi. Les tracas de la journée bloquent les mots. L’émotion. Va savoir. Je ne sais rien, mais j’y vais. J’y fonce. Vite. Aussi vite que le temps qui passe. Dans ma tête. Je fais beaucoup. J’en fais beaucoup aussi sans doute. Je doute aussi en faisant. Beaucoup. Je fais. J’y vais. J’aime bien ce que j’ai à faire. Et je fais bien ce que j’aime. Alors ça va. Ca vient aussi. Je fais. Beaucoup de choses. De choses à faire. C’est un peu comme si je vous écrivais une lettre depuis une colonie de vacances. Ou une colonie de travail sans vacance. Va savoir. Je sais. Si je sais. Je sais que je me sens bien. Trop. Très. Faut voir. Ca va ça c’est sûr. Je me sens bien moi qui ne pouvais plus me sentir. Ca va mais il y a ces mots qui défilent et s’éloignent sans que je puisse les attraper au vol. Cette écriture comme un manque. Un déficit. Une carence. Un besoin. Ecrire pour crier ce qui trotte en tête. En tête de peloton, forcément. A force. A force d’y aller. A force de faire beaucoup. A force d’y mettre toute ses forces. Des économies d’encre mais pas d’énergie.
Je crois que le temps passe plus vite que je ne me l’étais imaginé. Le temps.
La fuite des mots. Au fil du temps. Tous ces mots qui s’alignent en moi comme sur une corde à linge. Les uns à côté des autres. Au fil du temps la corde se brise. La corde sans cible. Les mots s’emmêlent. Le temps aussi. S’en mêle. Et moi. Sensible à la corde qui se brise. Aux mots qui m’abandonnent. J’ai beau vouloir renouer la corde. Mais c’est moche. C’est sans cible. C’est noué à l’intérieur d’un moi. D’un moi torturé par le temps qui passe. Les mois. Les jours. Les nuits invisibles.
Alors. Alors avec la corde sans cible je m’enfuis. Je déambule. Au fond de moi. Au fil du temps. Funambule au fil du temps. Sensible aussi. Pourtant. Comme un exercice d’équilibre. Un exercice des qui libres ? Qui est libre finalement ? Libre de ces nœuds. De ces mois. De ces je. De ces exercices imposés. Par le temps. Par le toi. Par les autres. Par les cibles qu’il faudrait avoir tout le temps. Tout le temps qui passe. Faire passer le temps vite et avoir tout le temps un but. Une cible. Moi je voudrais m’enfuir avec mes mots sur le fil du temps. Comme ça. Sans but précis. Sensible au fond.
Et puis il y a tous ces vous. C’est nous. Tous ces gens qui défilent. Qui se dévoilent. Les larmes au bord des yeux. Comme un signal d’alarme. Je les voie. Je les sens. Si sensibles. Tous ces gens. Comme un capteur de leurs émotions. A peine cachées. Juste timides. J’aimerai tant leur tendre la corde. La corde allongée de mots. Toucher du doigt leur maux. Leur dire quelque chose. Tendre une main. Partager l’exercice d’équilibre. Mais non. Il faut un but. Un objectif. Une cible. Il faut répondre du tac au tac. Alors ils défilent comme les mots sur la corde. Ils passent comme le temps. Le temps qui passe. Vite. Au fond.
J’imagine qu’au fond d’eux il y a aussi une corde rafistolée de nœuds fragiles sur laquelle sont accrochés des mots, des maux qui défilent. Comme des images. Des images de passage. J’aimerai tant que le temps me laisse leur tendre un peu la main. Percer ces premiers signes d’alarme. Ces premières larmes. Arrêter un instant. Rester sans cible. Nouer les cordes. Tisser des liens. Des vrais. Des hyper liens. Transformer le capteur en éponge. L’énergie dépensée et l’encre économisée en quelque chose de bien.
Mais le temps passe si vite. Aussi vite qu’ils passent leur chemin. Comme le train de la vie. Le train de la vie et sa fermeture automatique des portes.