Carte pastelle
Il paraît que le pastel est à mi-chemin entre le dessin et la peinture. Ca tombe bien. Je suis à mi-chemin moi aussi. Dans le désert. A mi-chemin de creuser un peu plus clairement les sillons de mon dessein. A la moitié du chemin entre l’entrée et la sortie du désert. Entre les deux. En sandwich dans le désert. In the middle. On pourrait presque encore envisager de revenir un peu quelques pas en arrière. On ne touche pas encore vraiment du doigt une sortie. On la voit à peine quand on ferme les yeux. Tout là-bas tout au fond de soi-même. Il faut même plisser les yeux fortement pour la faire apparaître. Mais ça suffit pour commencer à se projeter. A se voir aller par un chemin ou un autre vers la sortie.
Le pastel c’est cette matière friable. Fragile. Qui s’étale et se disperse si l’on n’y fait pas attention. L’attention elle se perd parfois, souvent, très vite. On est sous les feux de la rampe et puis tout d’un coup la lumière est moins vive. Les couleurs blêmissent. Ca peut vouloir dire ça aussi pastel, une couleur pâle. On naît sous les feux de la rampe. On grandit. On avance. La matière se disperse. Ca donne un effet flou. On pourrait rester flou un bon bout de temps. Même après la sortie du désert. Le pastel c’est aussi le mélange des couleurs, par fusion. Les couleurs se donnent la main si on le veut. Si on le veut, on pourrait aussi se donner la main. Mais ce n’est pas si simple. Dans le désert. On devient flou. Notre existence en devient presque insignifiante. Inintéressante. Fade. Comme une couleur pastelle. Les uns et les autres s’éloignent. Dans le désert ou pas, les autres. Les regards se détournent au moment ou il faudrait tendre sa main. Ce n’est pas qu’on vous ignore, non. On est là. On vous suit, on vous voit dans le désert. Mais c’est quand un obstacle se présente et qu’une main tendue viendrait vous réchauffer le cœur- surtout que les nuits sont froides dans le désert -que tout s’estompe. Ca devient flou comme un pastel qui se disperse. Les couleurs ne se mélangent plus. Chacun pour soi. Chacun poursuit son chemin. Chacun pour lui, son demain.
Et demain, dans le désert, toi tu es à mi-chemin. Tu te demandes un peu quoi penser de tout cela. De tous ceux là qui rangent leurs mains dans leurs poches. Tu te demandes mais tu as des réponses à certaines de tes questions. Tu te remontes le moral tout seul avec ça. Tu te dis qu’une fois sorti du désert, tu seras encore à mi-chemin. A mi-chemin d’autre part. La vie c’est ça. Un mi-chemin. Entre hier et demain. Entre avant et après. Entre ailleurs. Tu es fragile comme un pastel. Tu te disperses. Tout t’intéresse dans le désert. Les autres aussi. Mêmes ceux qui passent leur chemin avec leurs mains rangées. Passer, dépasser. Tout ça n’a aucune espèce d’importance. Tu te laisses dépasser par tout ça. Plus, haut, plus vite, plus loin. Ce n’est pas ce qui compte pour toi maintenant, dans le désert. A mi-chemin, tu as compris. Ce qui compte c’est de prendre le chemin qui te correspond. Ton chemin. Avancer dans le futur, ce n’est pas grimper sur une échelle. Avancer dans le futur, c’est aller dans une place qu’on se crée. Même en avançant dans le désert.
Il faudrait quand même qu’on sorte un peu les mains de nos poches. Le pastel c’est aussi le mélange des couleurs par fusion. Pas par acquisition. Il faudrait faire un effort si l’on ne veut pas que notre monde reste sous perfusion. Il l’est peut être déjà, va savoir. On confond le bonheur et le plaisir. Le chemin à prendre dans le désert, c’est celui qui nous rend heureux pas où l’on s’amuse le plus. La vraie force du pastel, c’est la pureté de ses couleurs. On parle de vibration. Vibration des couleurs. On parle et toi tu vibres au battement de tes pas dans le désert. A mi-chemin. Là où tu commences à parfaire ta propre couleur. Tu précises les traits. Tu travailles la surface.
A mi-chemin, c’est encore très flou. Peut être même insensé de vouloir traverser un désert de la sorte. C’est loin d’être plaisant, le mi-chemin. La demi-teinte. Pastelle. Tu as fait du chemin, beaucoup de chemin. Autant que tu en es loin, très loin, de la sortie. Tu ne sais pas par où tu vas sortir. Ni comment. Tu ne sais pas encore tout. C’est une zone de couleur floue la moitié du chemin. C’est une zone de couleur. Tu crois que tu es à mi-chemin, mais tu ne le sais même pas si c’est la moitié du chemin. Tu l’imagines. Tu pourrais presque être tenté de croire que tu tournes en rond mais tu penses que tu es à mi-chemin. Alors tu reprends la route. Sous un soleil couleur pastelle.
Le pastel c’est cette matière friable. Fragile. Qui s’étale et se disperse si l’on n’y fait pas attention. L’attention elle se perd parfois, souvent, très vite. On est sous les feux de la rampe et puis tout d’un coup la lumière est moins vive. Les couleurs blêmissent. Ca peut vouloir dire ça aussi pastel, une couleur pâle. On naît sous les feux de la rampe. On grandit. On avance. La matière se disperse. Ca donne un effet flou. On pourrait rester flou un bon bout de temps. Même après la sortie du désert. Le pastel c’est aussi le mélange des couleurs, par fusion. Les couleurs se donnent la main si on le veut. Si on le veut, on pourrait aussi se donner la main. Mais ce n’est pas si simple. Dans le désert. On devient flou. Notre existence en devient presque insignifiante. Inintéressante. Fade. Comme une couleur pastelle. Les uns et les autres s’éloignent. Dans le désert ou pas, les autres. Les regards se détournent au moment ou il faudrait tendre sa main. Ce n’est pas qu’on vous ignore, non. On est là. On vous suit, on vous voit dans le désert. Mais c’est quand un obstacle se présente et qu’une main tendue viendrait vous réchauffer le cœur- surtout que les nuits sont froides dans le désert -que tout s’estompe. Ca devient flou comme un pastel qui se disperse. Les couleurs ne se mélangent plus. Chacun pour soi. Chacun poursuit son chemin. Chacun pour lui, son demain.
Et demain, dans le désert, toi tu es à mi-chemin. Tu te demandes un peu quoi penser de tout cela. De tous ceux là qui rangent leurs mains dans leurs poches. Tu te demandes mais tu as des réponses à certaines de tes questions. Tu te remontes le moral tout seul avec ça. Tu te dis qu’une fois sorti du désert, tu seras encore à mi-chemin. A mi-chemin d’autre part. La vie c’est ça. Un mi-chemin. Entre hier et demain. Entre avant et après. Entre ailleurs. Tu es fragile comme un pastel. Tu te disperses. Tout t’intéresse dans le désert. Les autres aussi. Mêmes ceux qui passent leur chemin avec leurs mains rangées. Passer, dépasser. Tout ça n’a aucune espèce d’importance. Tu te laisses dépasser par tout ça. Plus, haut, plus vite, plus loin. Ce n’est pas ce qui compte pour toi maintenant, dans le désert. A mi-chemin, tu as compris. Ce qui compte c’est de prendre le chemin qui te correspond. Ton chemin. Avancer dans le futur, ce n’est pas grimper sur une échelle. Avancer dans le futur, c’est aller dans une place qu’on se crée. Même en avançant dans le désert.
Il faudrait quand même qu’on sorte un peu les mains de nos poches. Le pastel c’est aussi le mélange des couleurs par fusion. Pas par acquisition. Il faudrait faire un effort si l’on ne veut pas que notre monde reste sous perfusion. Il l’est peut être déjà, va savoir. On confond le bonheur et le plaisir. Le chemin à prendre dans le désert, c’est celui qui nous rend heureux pas où l’on s’amuse le plus. La vraie force du pastel, c’est la pureté de ses couleurs. On parle de vibration. Vibration des couleurs. On parle et toi tu vibres au battement de tes pas dans le désert. A mi-chemin. Là où tu commences à parfaire ta propre couleur. Tu précises les traits. Tu travailles la surface.
A mi-chemin, c’est encore très flou. Peut être même insensé de vouloir traverser un désert de la sorte. C’est loin d’être plaisant, le mi-chemin. La demi-teinte. Pastelle. Tu as fait du chemin, beaucoup de chemin. Autant que tu en es loin, très loin, de la sortie. Tu ne sais pas par où tu vas sortir. Ni comment. Tu ne sais pas encore tout. C’est une zone de couleur floue la moitié du chemin. C’est une zone de couleur. Tu crois que tu es à mi-chemin, mais tu ne le sais même pas si c’est la moitié du chemin. Tu l’imagines. Tu pourrais presque être tenté de croire que tu tournes en rond mais tu penses que tu es à mi-chemin. Alors tu reprends la route. Sous un soleil couleur pastelle.
