Je t'ai l'encre!


mardi, 29 décembre 2009

Vous pouvez oublier...

Les clés à l'intérieur, de mettre le réveil à l'heure, de fermer la fenêtre, de ramener le pain, de changer l'eau du voisin, de dire bonjour aux fleurs, de dire bonjour au voisin, de changer l'eau des fleurs, d'envoyer une carte de voeux à Mamie Huguette, d'éteindre les phares, de changer les piles, de passer au pressing, de prendre le courrier, d'être gentil avec le patron, de ne pas manger trop gras, d'essuyer le voisin, de parler à vos pieds avant d'entrer, de parler au voisin, d'essuyer vos pieds avant d'entrer, de vous faire vacciner, l'heure qu'il est, le titre du film, le nom de la dame, l'adresse du rendez-vous, de vous moucher, de changer d'heure, de composter votre billet, de renouveler votre abonnement, le chemin, les paroles, le numéro de téléphone, la recette, de faire des économies, d'éteindre la radio, de fermer le frigo, de baisser le son, d'embrasser la lumière de la cave, d'éteindre la voisine, d'éteindre la lumière de la cave, d'embrasser la voisine, les années 80 (ou pas), de me resservir du vin, de trinquer avec vos invités, de réparer le lavabo, d'acheter des fleurs, de tirer de l'argent au distributeur, d'envoyer un télégramme, de parler au directeur de l'école, de commander au catalogue de l'homme moderne, d'aller chez le dentiste, le code de la carte bleue, le mot de passe, le nom du voisin finalement à force de ne pas lui dire bonjour, de regarder tf1, qui gouverne ce pays, de faire vos exercices quotidiens, de faire le lit, comment on coupe un gâteau en 9 parts, comment on dispose les couverts sur la table, comment on arrête la machine, comment on met le programme laine, l'adresse du site à visiter, combien ça coûte, pourquoi, comment, qui, où, quand, quoi, etc.


Mais,

n'oubliez-pas


d'être heureux.



En 2010 et pour toutes les années qui suivent.

mercredi, 23 décembre 2009

Life-Trotter

La vie c’est un voyage. Un voyage fait de correspondances. De crochets. D’arrivées. De départs. En avance. En retard aussi parfois. De découvertes. De fausses destinations.

J’aime bien me laisser porter par les rails. Ecouter les messages de correspondance. Juste se laisser porter un peu. Il n’y a pas vraiment de traversée de désert finalement. Juste des passages de la vie différents des autres. Loin d’une routine qui s’était installée. Des moments comme ça de la vie. Des moments précieux. Des arrêts sur image. Des moments faits d’autres choses, au pluriel. Des moments au pluriel. Des moments qu’on ne pouvait pas connaitre avant dans la vie puisque ce n’était pas le moment. Ce n’est pas toujours facile d’être ponctuel dans des voyages où l’on écrit la carte en même temps que l’on avance. Ce n’est pas toujours facile de naviguer dans le bon sens quand on ferme les yeux. Quand on rêve. Ce n’est pas grave d’être rêveur. Le voyage est juste un peu différent. Les rails, c’est trop réctiligne. Je veux bien qu’ils me portent un peu. Mais je veux faire des loopings aussi. Je veux prendre des chemins de traverse. Je veux construire ma propre route. Il n’y a pas de désert à traverser dans le chemin d’une vie. Chaque terre que l’on explore est riche de quelque chose. Chaque moment a sa richesse qui lui est propre. Chaque instant nous apporte quelque chose. On ne cesse d’apprendre. Sur soi. Sur les autres. Sur la vie. On ne cesse d’avancer. Même quand on recule. Toujours en mouvement. Même immobile, la vie défile. On emprunte parfois des autoroutes. On se retrouve un autre jour funambule sur un maigre fil au dessus d’un parapet d’une hauteur incommensurable. La vie c’est un voyage. Un voyage aux multiples facettes. La vie ce n’est pas une échelle qu’il faut monter plus vite, plus haut, plus loin. La vie c’est une mosaïque. Une mosaïque de moments tous différents les uns des autres. Complétement différents même parfois. La vie ce sont tous ces déplacements sur la mosaïque. En avant, en arrière, en haut, en bas, à gauche, à droite.
Les chemins, les terrains, les conditions sont toujours différents. Il faut s’adapter. Sans cesse. Revoir le contenu de son sac à dos. La vie ce n’est ni un marathon ni un sprint. La vie ce n’est pas une course. La vie c’est un voyage à part entière. Un voyage qui demande d’être agile à chaque seconde qui passe. A chaque endroit. A chaque envers. Sur le chemin, on croise du monde. Le monde. Des autres voyageurs. De leur propre vie. On en croise qui se croient encore et toujours sur une échelle ou un terrain de course. Des professionnels du rail. De l’autoroute. C’est si bon pourtant de prendre les petites routes de campagne. De faire des haltes dans des lieux inconnus. Inimaginés, inconçus jusque là, même.

mardi, 8 décembre 2009

Tant Voeux

Tant Voeux

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