Je t'ai l'encre!


lundi, 9 août 2010

Défilé de mots

Ca doit être le passage brutal du soleil à la grisaille. Ca doit être le manque de préparation. Ce retour à la réalité. Ca doit être le retour de vacances. Ca doit être le manque de toi. Ca doit être le manque de chaleur. De peau. Ca doit être cette distance quotidienne. Ce commuting. Ce défilé de trains. Ca doit être le train. Le train-train. Ca doit être tout ça. Tout ça, ça tourne. Ca défile. Des mots, les uns derrière les autres. Les uns jamais sans les autres. Un défilé. De mots sculptés comme un défilé de haute-couture. Des coups durs. Des mots qui défilent et me défient. Des mots qui passent comme le train. Des mots qui se suivent, indisciplinés. Comme le défilé d’un régiment de fantaisistes. Des mots qui tournent et se jouent. De moi. Comme une parade à l’intérieur. Un désert à l’extérieur. Une page blanche. Un Mélange incohérent. Un mélange. Encore. Errant. Ca doit être un passage. Le train-train. Un passage à niveau. Niveau d’alerte. Ca doit être le manque. De temps. De tant de toi. Je voudrais. Ca doit être les vacances. Le défilé. La parade. Les mots en rade. L’arrivée à bon port. Les uns derrière les autres. Les mots qui défilent à toute vitesse. Tous ces excès. Tous ces accès. Toute cette information qui défile. Comme une indigestion. Une indigestion de mouvements. De mots. D’information. De train. De trop. De trop de tout ça. Sans limitation de vitesse.
Ca doit être tout ça. Ce besoin de se poser. D’être encore le premier à mettre les pieds sur le sable frais d’une petite plage. De vivre au rythme de la marée. De laisser défiler les mots en rythme. Tranquillement. Sans excès. Sans forcer. Sans se forcer.
Ca tourne autour de ça tous ces mots qui tournent en moi.
C’est un défi. Un défilé.

7 réactions:

g. a dit…

C'est fou d'avoir ce besoin d'écrire ces mots alors qu'au final, on se demande à quoi ils vont servir.
Parce qu'ils servent à quelque chose n'est-ce pas ?
Je n'arrête pas d'écrire et je n'en vois pas la fin. Je n'arrête pas d'écrire mais j'ai comme l'impression que ça ne sert à rien.
g.

Cortisone a dit…

Enfin...

Un concetto de phonèmes, tu nous gâtes.
Je ne sais pas pourquoi les mots défilent, comme je ne sais pas pourquoi ils se défilent.
Le mystère est peut-être qu'il n'y en a pas.
Dans tous les cas j'aime le manège qui tourne autour de toi, petites phrases courtes, et grandes enjambées, passages à piétaille comme une marelle à mot, attention ciel !

@ G, ils servent à quelque chose n'est-ce pas, dites, hein ?

Cortisone a dit…

Mes salutations du jour.

Gregory Sey a dit…

g. > Oui c'est fou. Oui ils servent à quelque chose. Ne t'arrête pas. Ca sert. Tu le sais. Tu le sens. Tu le dis. Tu l'écris même.
(J'espere que tout va bien pour toi)

Cortisone> Enfin, Enfin... je prends mon temps! Je suis un intermittent....
Ah oui! la marelle c'est un jeu sympa.

Salutations du jour!

Cn a dit…

Comment sait-on si quelqu'un va bien à travers des mots écrits? A travers ses mots? Ecrits après avoir été pensés, réfléchis, soupesés? Rien ne vaut le son pour savoir comment va quelqu'un. Ou le regard. Je sais cela si bien moi qui aime les mots écrits. Un refuge. La maitrise de l'écrit par rapport à l'improvisation du son. Oui. L'écrit, c'est le côté cérébral, je sais...
En même temps avec les mots écrits, on multiplie les petites attentions, j'adore ça, et tout le temps, quel que soit l'humeur.
En même temps, j'adore la vie vécue, sans mots écrits, sans maux, simplement.
Alors ce défilé de mots en titre et tous ces mots qui se suivent, bien sûr, c'est bien vu. Je ne me lasse pas des mots car ils prennent l'espace ; ils prennent leur place. Les mots font rire, penser, pleurer dans un face à face à distance. Je ne suis pas sûre qu'il peut être rempli autrement cet espace là. Cela doit être mon côté intermittent, moi aussi. Je voudrais la même intensité dans la vie sonore que dans la vie écrite. Sans me forcer. Sans forcer. Souvent, je force, je me force sauf dans l'écrit. Jamais. Ah les mots. Je les aime. Les phrases aussi bien sûr. J'aime autant les écrire que les recevoir. C'est bien ça l'amour, je ne me trompe pas? Donner recevoir, pareil, à égalité. Apporter, s'apporter. Un défilé d'amour en somme? Oui.
Avec la limite de l'exercice en matière de comparaison car le goût des mots reste diététique pour le corps. Et que dire du toucher des mots sur la peau? ... L'idéal serait d'écrire le mot fraise en la mangeant et d'écrire le mot main, main dans la main ;-)
Pardon pour ces diversions... Un seul mot et ... je m'arrête!
Merci.

Gregory Sey a dit…

Merci également!

Thérèse a dit…

Tant que les mots tournent je reviendrai...

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