Off-on
Parfois on oublie ce qu’il y a au fond. Au fond de nous. Ce qui nous fait. Nous a fait. Ce qui est nous. Parfois on noue. On ajoute des choses qui compliquent ce que l’on veut dire. Parfois on noie ses sentiments dans un océan de choses et d’autres. Par pudeur peut-être. Mais on peut être mal compris. Il faut aller au fond de soi. Se délivrer. Comme une descente immense. Au fond des sentiments. Profonds. On peut se faire mal. Mal comprendre. Pour pas grand-chose. Des centimes de sentiments mal révélés. Ca peut faire des dégâts. Des dégâts des autres. Des autres usés. Usés de se perdre dans ce toi qui noue des bouts de défi. Des bouts de sentiments que finalement on allongerait d’un coup sur la table comme au dernier tour d’une partie de poker. Pas menteur. Des autres usés à entendre toujours cette pudeur. A en tendre des mains. La pudeur des sens qui mentent. Où aller ? Par où commencer ? Dire des choses décentes. Décence, immense. Par pudeur. Lapidaire des sentiments. Beaucoup de paroles. Sans histoire. Des nœuds. Des messages codés. Va comprendre. Va savoir. Va. En code et en code. Ca continue. Même en se tapant sur les doigts gelés. Ca compte. Tu es l’un d’eux toi. Et tu sais que ça va vite. Que chaque jour c’est des escaliers que l’on descend quatre à quatre. Qu’on se remet à faire des nœuds sans même y avoir pensé. Il faudrait couper. Se couper la parole. Un silence intelligent. Ainsi. Lance. Lance-toi. Sans nœud. Sans code. Un langage simple. Il faudrait un langage simple. Sans pudeur. Un langage qui dessine les sentiments. Un langage dessine. Je parle et je trace des liens. J’écris et je tends des mains. Si c’est compliqué c’est parce que j’ai des complexes. C’est sportif. La pudeur des sentiments. Au fond.
