Je t'ai l'encre!


jeudi, 17 juin 2010

Toi, t'es toi

Oh! si vous saviez... Si vous saviez le nombre de pages commencées pour dire un peu tout et rien. Pour parler de tout ça. Toutes ces pages raturées. Déchirées. Pour parler. Crier. Hurler. Ecrire. De ces déchirements entre les différents moments de la vie. De ces déchirements entre tous ces rôles à être. Je ne joue pas. De ces entre-deux. Entre deux trains. Entre deux toi. Entre nous et eux. Entre le père et le travailleur. Entre l’un et l’autre. En sandwich. Encore. La vie. La vie c’est un sandwich. On est toujours entre deux. Entre deux rôles à jouer. Entre deux phases. Entre deux mondes. Entre deux régions.
Oh si vous saviez toute cette salade faite à propos de ce sandwich. De ce milieu. On est un peu tous des milieux de terrain finalement. Tous ces mots qui se sont mélangés à propos de tout ça. Toutes ces vieilles vengeances. Ces vieilles revanches. Toutes ces errances. Toutes ces pages. Blanches. Raturées. Déchirées. Déchiquetées. Toute cette encre versée. Ces larmes étouffées.
Tout ce que l’on garde en soi finalement. Au milieu. En sandwich. Entre les cris et les larmes. Entre la pudeur et la colère.
Oh si vous saviez tous ces trains au milieu de nulle part. A écrire, et puis non. A fermer les yeux. A tendre des mains.
Tout ce mélange. Cet amalgame de choses et d’autres. Ces états d’âmes. Ce pas grand chose. A dire. Ce pas grand chose qu’on est. On nait pas grand chose. Une tranche dans un sandwich. Un pion sur un damier. Un numéro. Rangé dans une case. Une catégorie. Un type. Un genre. Un stéréotype. Toute cette chanson. On la connait par coeur. On nous catégorise au milieu du sandwich.
Et si l’on nous demandait juste d’être? D’être nous-mêmes au milieu de tout ça. Avec nos forces. Nos faiblesses. Nos joies. Nos peines. Nos histoires. Uniques. Nos expériences. Nos envies. Nos passions. Nos opinions. Nos croyances. Et si l’on nous demandait juste ça? Plutôt que de jouer des rôles. D’être là pour ce qu’on est et pas pour ce qu’on fait.
Peut-être qu’on ferait les choses avec le coeur. Avec bonheur. Qui sait.
Et si nous arrêtions de nous ranger dans des cases?
Et si nous arrêtions d’être si conformistes. Conventionnels. De s’attacher à des standards souvent si artificiels.
Et si nous tissions des liens. Des vrais liens. Spaciaux. Sociaux. Des liens entre nous-mêmes. Pas entre des titres. Des spécialités. Des groupes d’intérêts. Des places dans une organisation. Sur des diagrammes sans queue ni tête. Si nous tissions des liens entre nous juste pour ce que nous sommes. L’un et l’autre. Juste parce qu’on a besoin d’être ensemble pour construire. L’avenir.
Oh si vous saviez comment tout ça tourne. Dans ma tête. Au milieu du sandwich. Entre-deux. Toujours au milieu. Toujours entre deux. Mais avec une seule vie. Une seule. Un seul moi. Toujours le même. Unique comme des milliards d’autres.
Voilà. Ca tourne autour de ça.

mercredi, 2 juin 2010

Broken Wings

Je crois que j’ai envie de me remettre à écrire mais je ne sais pas comment m’y prendre. Je crois que je n’ai jamais trop su comment m’y prendre. Avec tout. Avec la vie. Avec vous. Avec eux. Avec moi. Avec ça. Avec tout ça. Je crois que j’ai plutôt su me laisser prendre. Je crois que j’ai envie de me remettre. Doucement. Sûrement. A écrire. A crier. Je crois que je n’ai jamais su faire autre chose que de crier. Je crois que tout cela n’a aucun sens. Aucune valeur. Ce n’est pas le but. La mémoire qui tremble. La main qui flanche. L’envie qui se bat avec l’encore. Le corps qui voudrait se sentir encore plus en vie. Moins robot. Moins machine. Plus de vie. Envie. Métro – Boulot – Dodo. Mais trop, trop de tout ça, de tout ça dont je ne sais trop comment m’y prendre. A partir de quand ? A partir de quand faire confiance. Faire confiance à tout ça ? A la routine. A la vie qui passe. A partir de quand lâcher prise ? A partir de quand débrancher. Faut-il toujours se méfier. Faut-il toujours se méfier qu’une peine passée resurgisse ? Remise de peine. Faut-il toujours être sur ses gardes ?
Je crois que j’ai envie de ne pas savoir comment m’y prendre. Je crois que je n’ai pas envie de calculer les choses. De penser par options. De sourire devant et de ne pas aimer derrière. Je crois que j’ai envie d’être moi-même. Fidèle à mes valeurs. Fidèle à moi-même. Mes coups de gueule. Mes mauvais côtés. Mes mots. Authentique. Je crois que je n’ai pas envie de jouer de rôle. Les costumes à multi-facettes ne me vont pas. Il n’y a pas ma taille de toute façon. Trop ceci trop cela, pas assez ci, pas assez de ça. Je ne suis pas à l’aise dans une case, une catégorie, un tiroir. Pendant que les gros égos se frottent et se confrontent fièrement, moi je préfère rester égal. A moi-même.
Je crois que j’ai envie de m’y remettre mais je ne sais pas comment m’y prendre.