Temps et ratures
Parfois on pleure des litres. Parfois on voudrait faire des ratures. Des ratures sur des morceaux de vie. Des fragments. Des secondes infranchissables. Des lambeaux. Des pans de vie. De soi. De ces moments ou tout, ou tu dépends de tant de choses incontrôlables. Parfois on pleure. On se livre. On part. Le glas sonne. J’ai froid dans le dos. Parfois. En plein été, j’ai froid. En pleine conjugaison du verbe être. Parfois on voudrait en faire toute une littérature de ces moments là. Mais il vaut mieux se taire. Se cacher. Abrité par un long silence. Parfois les mots n’aident pas. Les regards peut-être. Les marques de la vie. Parfois on pleure et ça délivre. Parfois je te regarde partir. Parfois je te revois, l’espace d’un instant. D’une seconde incontrôlable. Parfois je conjure le sort. A l’imparfait. Tu étais. Comme tout le monde. Je pleure alors. Je pleure comme tout le monde. J’ai peur. J’ai peur de ces secondes qui n’en finissent pas.
Parfois on parle des heures. On bataille avec tout ça. On se rappelle exactement des mots que l’on aurait voulu dire à ce moment là. A cette seconde précise. Ce laps de temps incontrôlable. Parfois on répéte ces mots, ces phrases des jours durant à l’intérieur de soi. A l’intérieur de moi je te revois parfois. Je te revis. C’est imparfait. Parfois. C’est un peu flou. Mais c’est incensé. Ces phrases dans tous les sens. Ces mots. Ces images. Parfois ça se mélange. Ca me fige. L’espace d’un instant incontrôlable. Parfois. Souvent en fait. Souvent, oui.
Parfois on parle des heures. On bataille avec tout ça. On se rappelle exactement des mots que l’on aurait voulu dire à ce moment là. A cette seconde précise. Ce laps de temps incontrôlable. Parfois on répéte ces mots, ces phrases des jours durant à l’intérieur de soi. A l’intérieur de moi je te revois parfois. Je te revis. C’est imparfait. Parfois. C’est un peu flou. Mais c’est incensé. Ces phrases dans tous les sens. Ces mots. Ces images. Parfois ça se mélange. Ca me fige. L’espace d’un instant incontrôlable. Parfois. Souvent en fait. Souvent, oui.
