Je t'ai l'encre!


jeudi, 26 janvier 2012

Deux mille douce


Tous ces codes. Ces conventions. Ces calculs. Ces déclarations. Ces moments de le faire. Ce conformisme. Ce devoir de se conformer. Toutes ces fausses nécessités de faire les choses en temps et en heure. En temps et en heurts. Toutes ces complications pour pas grand-chose. Se dépêcher à faire parce que ça a toujours été comme ça. Devoir. Toutes ces formules compliquées. Ces protocoles. Être obligé de. Il faut ? Il faut présenter ses vœux avant le 31 janvier. Toute cette violence dans ces obligations sans grande importance, finalement. Tout ce manque d’honnêteté. Ce manque de douceur.
Toutes ces catégories. Ces cases. Ces types. Ces genres. Dans lesquels on nous range les uns derrière les autres. Les uns contre les autres. Pas pour se serrer et avoir chaud ensemble, non. Pour nous opposer. Nous diviser. Pour mieux régner. Contrôler. Classifier. Violemment. Sans douceur. Sans explication. Sur des impressions. Sans chance de pouvoir être différent. Autre. Unique. Soi-même. Il faut absolument que l’on classe, même si vous ne demandez rien.
On nous pousse violement à construire pour soi-même. A faire notre place dans la case. A regarder nos nombrils. On efface la douceur. Gomme les échanges honnêtes. Surtout ne pas construire ensemble. Ensemble comme un ensemble d’éléments uniques, Qu’on ne pourrait cataloguer, non surtout pas. On nous joue le répertoire du il faut répertorier. On nous joue des tours.  On nous  construit des gratte-ciels pour nous ranger dans des cases. Mais on oublie juste de gratter à la surface. A la surface de la terre. A la surface des choses. De la simplicité. De l’authentique. De l’unique. J’aime les gens parce qu’ils sont tous des individus uniques et non parce que je peux les classer derrière des types, des cases, des codes.
Des codes. Des cases. Des conventions des obligations. Des traditions.  Des valeurs à conserver, au dépit de la vraie valeur d’un homme si il le faut. Tout ça nous fait de l’ombre sil l’on essaye d’être soi-même. On se fait de l’ombre les uns aux autres. On devient l’ombre d’un homme. 
Il paraît que « c’est comme ça et il n’y a qu’à s’y faire ». Il paraît qu’il faut savoir paraître. Qu’il faut montrer des signes. Extérieurs, les signes. Des signes et des cases, donc. C’est comme ça, il faut répondre à ses obligations. Aller toujours plus haut, plus vite. Mais la vie n’est pas un simple chemin sur une échelle. La vie c’est une mosaïque de parcours. Il faudrait les replier ces échelles. Nous laisser courir sauvagement dans la nature plutôt que de grimper dans le vide. Il faudrait nous laisser être honnêtes avec nous-mêmes.  Honnêtes et doux. Il faudrait que la seule règle qui existe soit celle de l’honnêteté douce.
En 2013, peut-être que je présenterais mes vœux le 27 avril ou le 3 juin.
En attendant, je nous souhaite que deux mille douze soit l’année de la douceur et de l’honnêteté. L’année des échelles qui se replient. L’année de ceux qui ne rentrent pas dans des cases. L’année des signes intérieurs. L’année de cette richesse intérieure qu’ont les hommes.

12 commentaires:

Nathalie a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Nathalie a dit…

Cher Gregory,
Merci pour tes voeux que je reçois comme un cadeau unique. J'aime bien l'idée que ceux de 2013 nous parviennent le 3 avril ou le 5 septembre.

Quant à l'esprit humain qui est de classer, classifier, ranger, ordonner, structurer, c'est aussi ce qui fait sa force car à y réfléchir, que serions-nous sans cet esprit là ? Rien d'autre que des galopeurs dans la savane ? Il ne me déplait pas que l'esprit humain soit structuré à condition qu'il soit structurant, c'est à dire le squelette sans lequel nous ne serions qu'un ventre mou (doux sans doute, mais cela sufffirait-il ?)

Pour moi tu mélanges un peu deux notions, celle de structure (que je perçois personnellement comme positive) et celle de cadre (violent, contraignant, imbécile). Ce sont deux notions proches, certes, mais l'une est une source de force, l'autre est aliénante. A nous de faire la part des choses et d'introduire, oui, l'indispensable douceur sans quoi nous ne serions que d'arides squelettes.

Bonne année à toi et que vive deux mille douce !

Gregory Sey a dit…

Merci Nathalie.
Les cases dont j'essaye de parler ce sont celles dans lesquelles on nous range en tant qu'hommes vite-fait bien-fait sans trop y réflechir.
La case de celui qui parle bien. La case de celui analyse. La case de celui qui compte bien. De celui qui est intelligent. Le manuel. Celui qui doit diriger. Celui qui crée, etc.
Tout ça souvent basé sur des impressions.
Et de toutes ces barrières que l'on met qui font que l'on doit rester dans sa case.

Je me souviens de cette école où on me disait qu'il ne fallait pas enseigner de marketing aux gens puisque ce sont des ingénieurs....

Je me souviens aussi de la fois où quand j'étais ado, j'avais fait un devoir sur table avec 40 de fièvre et en frissonnant. Cela avec influencer mon écriture (un peu tremblotante du coup). On a voulu me ranger dans la case de celui qui doit reprendre des cours d'écriture.

Je ne sais pas si tout c'est un cadre ou une structure. Mais ce que je sais c'est que ce sont des jugements que l'on porte sur les gens en les catégorisant et en omettant leur authenticité et leur unicité

Merci!

Claire a dit…

Pour ces voeux de deux mille douce, je vais me permettre une réponse impressionniste avec les couleurs pastelles de la douceur de l’âme. Assise dans la savane des émotions, des pensées, des ressentis, laisser pousser le calme, grandir l'acceptation.
Laisser décanter la vitesse, les jugements bons ou mauvais, laisser passer les crispations.
Etre là présent dans son unicité au milieu de la mosaïque infinie qui nous représente tous.
c'est la diversité qui fait la beauté la vie et même son intérêt.
Un monde monochrome serait si loin de nos aspirations profondes, même quelques couleurs ne suffisent pas il les faut toutes, même les grises, même l'ombre.
Savoir accepter, savoir écouter, savoir voir, goûter, toucher,sentir savoir renouer avec ses sens, tous, tout le temps.
savoir concilier connaissances et sens et enfin savoir vivre en douceur avec soi, en douceur avec les autres.
Bonne année Gregory

Cergie a dit…

Ta dernière publication instillait un doute : 40 ans au moins il faudrait être patient ?
:)
Alors je te remercie de cette note d’aujourd’hui même si tu t’es plié à l’exercice à reculons. Le principal, qu’importe la manière, est que tu aies fait un signe en ce début d’année. Montré que tu es vivant et que tu avances en dehors des cadres qui te sont imposés, qui te seraient imposés si tu les respectais : les clous dont il ne faut pas sortir, sérieux, sérieux il faut être ! Et peut-on écrire lorsque l’on est sérieux ? Autre chose que des comptes rendus, des discours, des présentations ?
Nous sommes complexes. Uniques, individuels mais pas individualistes et plus ou moins uniques pour les uns ou pour les autres !
Oui. Merci de ce message, de ces voeux doux pour une année nouvelle, encore une et il y en aura d’autres j’espère. Et d'autres messages avant la prochaine année. Dégustons déjà celle-là et qu’elle soit belle ! Heureuse année à toi et aux tiens, Gregory !

Anonyme a dit…

Bonjour Gregory,

Classer , caser et" cataloguer"...je crois que c'est un peu le propre de l'homme.

Il cherche à se rassurer derrière "des pseudo-trucs», histoire de dire j'arrive à contrôler des situations ou encore j'arrive à appréhender le monde.

Toute personne comme tu l'as si bien dit est unique. Et fort heureusement qu'on est différent. Sinon, l'ennui prendrait place.

Merci beaucoup pour tes vœux. Bonne et heureuse année à toi et aux tiens.

Lynn

Thérèse a dit…

Comme toujours la communication restant l'element primordial avec ses signaux divers codes ou non.
Douceur et honnetete c'est deja tout un programme. Deux cases a mettre en une.
P.S. Pourvu que l'on n'attende pas 2013 pour le prochain message....

Thérèse a dit…

et j'oubliais: bonne annee!

Anonyme a dit…

J'ai pris mon temps pour le lire...

Comme toujours, cela me parle...

... Et j'avais decide d'attendre mi Mars pour te souhaiter a toi et qui tu sais, une excellente annee !

Ollivier

Anonyme a dit…

J'ai pris mon temps pour le lire...

Comme toujours, cela me parle...

... Et j'avais decide d'attendre mi Mars pour te souhaiter a toi et qui tu sais, une excellente annee !

Ollivier

Anonyme a dit…

J'ai pris mon temps pour le lire...

Comme toujours, cela me parle...

... Et j'avais decide d'attendre mi Mars pour te souhaiter a toi et qui tu sais, une excellente annee !

Ollivier

Anonyme a dit…

J'ai pris mon temps pour le lire...

Comme toujours, cela me parle...

... Et j'avais decide d'attendre mi Mars pour te souhaiter a toi et qui tu sais, une excellente annee !

Ollivier